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    Une contribution stratégique, en arrière scène

    5 mars 2010

    Les technologies de l’information contribuent de manière stratégique à l’économie du Québec et au développement de notre société. Nous avons toutefois tendance à l’oublier parce que ces technologies jouent un rôle d’arrière-plan.

    J’essaie d’y penser chaque fois que j’utilise un guichet automatique, par exemple. Ce qui me rappelle Simon L’Heureux, de Desjardins, un des grands bâtisseurs de l’industrie québécoise des TI*. M. L’Heureux est celui qui, en 1968, a conçu le SIC – système intégré des Caisses – ce qui a jeté les bases d’Intercaisses, le système qui a permis de faire des transactions dans n’importe quelle succursale, depuis n’importe quelle succursale. On se doute bien que sans un tel système transactionnel, les transactions par guichet automatique seraient impensables aujourd’hui.

    M. L’Heureux était comptable de formation et sa contribution à ce qu’on appelait au milieu des années 1960 la « mécanisation » des opérations a été déterminante pour l’avenir de Desjardins, bien entendu, mais sans le génie créatif de personnes comme lui, notre quotidien serait certainement différent.
    Le rôle de l’informatique, ou plus largement des technologies de l’information est de cette nature : essentiel et stratégique.

    Comme Réseau dédié à la valorisation des TI, l’un de nos objectifs est de mettre en lumière le rôle que jouent les TI au sein de notre économie et de notre société. C’est exactement ce que nous visons avec notre concours annuel des Octas. Si ce concours des Octas avait existé en 1968, nul doute que le Système intégré des caisses, dont M. L’Heureux fut le principal artisan, aurait pu être soumis au concours dans une catégorie de transformation des affaires et aurait eu de bonnes chances de retenir l’attention du jury.

    Chaque projet qui est soumis aujourd’hui à ce concours peut se comparer, sous un angle ou un autre, au SIC ou à Intercaisses. Chacun de ces projets, lauréat ou non, est une réussite dans son créneau, de par sa nature commerciale, son objectif de transformation des processus ou par sa contribution à l’innovation. Et nous croyons que ces succès doivent être connus et reconnus. Pour avoir une idée des projets qui ont remporté un Octas l’an dernier, je vous invite à consulter les clips vidéo des lauréats sur notre chaîne YouTube ou sur cette page du site du Réseau.

    Et peut-être constaterez-vous que le projet sur lequel vous avez mis toutes vos énergies l’an dernier et qui a des retombées significatives dans votre organisation mérite, lui aussi, d’être mis en lumière. Faites vite, vous avez jusqu’à lundi, 8 mars à 17 heures, pour nous soumettre votre projet!

    * En 2003, M. Simon L’Heureux a été reconnu au nombre des Grands bâtisseurs de l’industrie québécoise des TI des 50 dernières années par la Fédération de l’informatique du Québec, maintenant connue sous le nom de Réseau Action TI.


    Twitter, Skype, les technologies et le séisme en Haïti

    2 février 2010

    Passionné de technologie et d’Internet, je n’ai pu m’empêcher de remarquer la contribution pertinente de certains services Internet dans les premières heures, sinon les premières minutes, qui ont suivi le tremblement de terre qui a ravagé Haïti le 12 janvier dernier.

    Dans les minutes qui ont suivi l’événement, la nouvelle s’est étendue comme une traînée de poudre, relayée d’un utilisateur à l’autre via Twitter. Peu de temps après, ce sont les photos qui ont commencé à circuler, reprises par les grands médias, la télé notamment. Les journaux ont présenté ces photos dans leur édition suivante, et on a vu des journaux locaux acheter les droits de publication de ces photos, en communiquant avec les photographes directement par Twitter justement.

    Les premières entrevues provenant d’Haïti que j’ai entendues à la Première chaîne radio de Radio-Canada avaient été réalisées avec Skype. Ces conversations avec des témoins de l’événement, et malgré quelques coupures inévitables dans les circonstances, nous ont rapidement permis de prendre conscience de la gravité de la situation et de l’urgence d’agir pour aider la population.

    Dans les grandes catastrophes récentes (on pense au tsunami de la fin 2004, par exemple), les moyens de communication instantanée via Internet jouent un rôle de plus en plus important dans les transmissions afin de faire circuler l’information librement et rapidement, pratiquement depuis la source même et ce malgré l’ampleur de la catastrophe qui affecte généralement les infrastructures de communications.

    Les concepteurs du protocole IP et les visionnaires de la création du Réseau des réseaux doivent encore aujourd’hui se réjouir de la justesse de leur approche qui assure l’efficacité de la transmission, malgré la destruction de certains segments du réseau, conçu comme une grille interconnectée et redondante. Même s’il ne reste qu’un canal, le trafic passera.

    Dans le déferlement des reportages qui ont suivi la nouvelle de ce tremblement de terre, j’ai entendu un expert des sinistres souligner que dans le cas d’une catastrophe d’une telle ampleur, les deux premières préoccupations sont les communications et la prise en charge des survivants.

    Voilà une contribution stratégique des gens des métiers des TIC : assurer la communication, une condition préalable à l’évaluation globale de la situation et à la coordination des efforts d’aide.

    Les TIC, notamment les messages texte, ont également été mises à contribution pour collecter des fonds afin d’aider ce pays et ses habitants à se relever de ce drame et à reconstruire leur avenir. De son côté, le géant Google n’a pas tardé à créer une page dédiée qui rassemble diverses informations relatives à cet événement et qui comprend notamment un outil facilitant la recherche d’information sur les personnes.

    Des membres et des amis du Réseau ActionTI ou leurs proches sont affectés de près ou de loin par cette tragédie. Nous partageons leur douleur et leur souhaitons bon courage.

    RESSOURCES

    Voici quelques liens vers des articles qui font état des initiatives de soutien reliées à l’industrie des TIC et qui vous permettront de poser un geste humanitaire en faisant un don à l’organisme de votre choix, notamment par messagerie texte. Nous avons également fait une liste partielle d’organismes qui peuvent recueillir vos dons en ligne.

    Des collectes de fonds par messagerie mobile

    D’autres initiatives d’aide de l’industrie des TIC

    Divers organismes où vous pouvez faire des dons en ligne

    Unicef

    Croix-Rouge

    Oxfam

    Médecins sans frontières

    Centre d’étude et de coopération internationale


    2010 : les TI aideront les entreprises à traverser la crise

    12 janvier 2010

    Augmenter les ventes, optimiser l’efficacité et réduire les dépenses : voici trois axes sur lesquels les TI peuvent agir pour aider les organisations à mieux relever les défis d’une reprise.

    Les entreprises qui se relèveront plus rapidement de la crise que nous traversons seront celles qui sauront mieux que les autres s’adapter aux circonstances commerciales, à mieux cibler leurs clients potentiels, à offrir des produits et services plus adaptés aux besoins de leurs clients, etc. Tous les analystes et les commentateurs économiques vous racontent cette histoire à chaque crise ou à chaque récession.

    Mais ce n’est pas aussi simple que cela et vous le savez. Parce que jour après jour c’est à vous qu’on demande de trouver des manières de réduire les coûts, de trouver des manières d’être plus productifs et d’investir aux bons endroits pour que vos solutions agissent comme un levier dans l’organisation. Un levier qui s’appuie sur les données que vous avez déjà et que vous continuez de stocker dans vos entrepôts. Un levier qui prend avantage des processus issus des meilleures pratiques de votre secteur et que vous avez révisé en mettant en place vos systèmes intégrés de gestion.

    Vous avez donc en main des outils efficaces pour aider votre organisation à vous sortir de cette crise. C’est ce que je retiens d’un sondage réalisé par les spécialistes de la firme McKinsey et dont on rapporte les résultats dans cet article.

    Il faut noter que près de la moitié des directeurs des systèmes d’information (CIO) et autres dirigeants interrogés par McKinsey s’attendent à ce que leur budget d’exploitation reste le même ou augmente, mais 40 % d’entre eux croient qu’on leur demandera de réduire ce budget. Par contre, 65 % des dirigeants sondés sont d’avis que leur budget d’investissement augmentera ou restera au même niveau. Et il semble que ces investissements ciblent l’amélioration des affaires, tant en termes de réduction de coûts que d’amélioration de l’efficacité.

    D’autre part, les dirigeants non TI sont assez satisfaits de l’efficacité de leur service des TI, alors que 55 % d’entre eux affirment que la livraison de services est extrêmement ou très efficace, en hausse d’ailleurs par rapport à l’année précédente. Les hauts gestionnaires des TI sont un peu plus critiques envers eux-mêmes, alors qu’un peu moins de 50 % s’attribuent la même cote d’efficacité.

    L’analyse arrive à la conclusion que pour s’assurer que les objectifs sont rencontrés, la collaboration entre les opérations de l’organisation et les services des TI doit être étroite, nécessitant une vision intégrée des stratégies d’affaires et technologiques.

    Qu’en pensez-vous? Est-ce ainsi que ça se passe au sein de votre organisation? Considérez-vous que votre entreprise mise sur ses TI pour se sortir de la crise actuelle ou si les TI subissent les effets des coupures? N’hésitez pas à en discuter en nous laissant vos commentaires ci-dessous.


    Sondage sur la valorisation de la profession en TI

    23 décembre 2009

    Le sujet de l’importance des TI au Québec et celui de la valorisation de la profession en TI font l’objet de discussions depuis de nombreuses années. Cependant, les acteurs en TI, dont le nombre dépasse les 190 000 au Québec, ce qui se compare aux 70 500 infirmiers/infirmières et aux 59 800 ingénieurs, se sont rarement prononcés collectivement.

    Les retombées économiques annuelles qu’apportent ces acteurs en TI atteignent plus de 23 milliards de dollars au Québec. Afin de mettre en valeur cette contribution, le Réseau Action TI a décrété que 2010 était l’Année de la valorisation de la profession en TI.

    Votre contribution est stratégique

    Le Réseau ACTION TI a donc élaboré un sondage pour connaître votre opinion sur les enjeux de cette valorisation. Ce sondage sur l’avenir de notre profession en TI ne prendra que quelques minutes de votre temps. Cet investissement sera déterminant pour l’avenir de notre profession.

    Pour accéder au sondage, cliquez sur le lien suivant:
    http://www.actionti.com/sondageprofession

    Aidez-nous à donner du poids à cette initiative: invitez un minimum de 2 collègues en TI à répondre à ce sondage en leur faisant suivre ce courriel. Les résultats obtenus détermineront les démarches que prendra le Réseau ACTION TI à ce sujet et les plateformes qu’il pourrait mettre en place en 2010 et au cours des prochaines années.

    Prix de participation

    Les participants qui nous auront laissé leur adresse courriel en remplissant le sondage seront inscrits au tirage de deux billets pour assister au Gala des OCTAS 2010 (une valeur d’environ 500 $).

    Nous vous remercions sincèrement pour votre participation et nous en profitons pour vous souhaiter de Joyeuses fêtes!


    Le titre de l’emploi

    9 décembre 2009

    Quel titre désigne le mieux le poste de celui ou celle qui prend en charge la responsabilité des systèmes d’information au sein des organisations? CIO? DPI? VPI? DSI?

    Alors que j’étais au magazine Direction informatique, nous nous sommes souvent posé cette question. D’autant plus qu’au moment où ce magazine avait été créé en 1988, la nomenclature CIO, le Chief Information Officer, n’était pas couramment utilisée: à cette époque, le patron de l’informatique était le directeur informatique. Loin d’être élevé au rang de ce qu’on appelle à l’occasion des CxO, rares étaient ceux qui avaient accédé au rang de vice-président.

    Le fait que le patron de l’informatique soit désormais le dirigeant d’une fonction très stratégique dans les organisations est désormais reflété par l’évolution de son titre de désignation.

    Le même genre d’évolution s’est produit avec la fonction comptable dans les organisations, désormais dirigée par un chef des services financiers (en anglais le CFO pour Chief Financial Officer), après avoir été comptable, dans certains cas contrôleur, et souvent VP Finances.

    Actuellement, on a tendance à utiliser un peu partout l’expression CIO, l’abréviation du titre anglais. Mais quelle est l’appellation la plus populaire, en français? Nos CIO sont-ils des DSI pour Directeur des systèmes d’information, comme certains de nos cousins français?

    Ou peut-être devrait-on utiliser CSI pour Chef des systèmes d’information, malgré le risque de confusion avec la série policière populaire?

    Préférez-vous DPI pour Dirigeant principal de l’information, comme on l’utilise dans la fonction publique québécoise et canadienne?

    On pourrait s’entendre sur vice-président informatique, mais pour plusieurs actuels CIO, ce serait pratiquement une manière de se voir exclus de la suite «exécutive», à l’étage de la haute direction.

    Alors, chez vous qu’est-ce qu’on utilise, en français, pour désigner votre poste?


    Réseaux sociaux dans les organisations

    15 novembre 2009

    Mercredi dernier, dans le cadre de la Journée de l’informatique du Québec, le sujet de l’utilisation par les entreprises des outils dits de la génération 2.0 étaient au programme, tant dans le cadre de la participation de Michelle Blanc qu’au coeur du propos de Don Tapscott.

    Dans le clan des convaincus et des habitués des outils et des approches reliés aux réseaux en ligne et aux conversations qu’ils entraînent, on se questionne sur ce qui retient les organisations d’embarquer dans cette mouvance. Pourquoi, se dit-on, les entreprises et les organismes publics hésitent à ouvrir des blogues, à créer des pages Facebook, à utiliser des canaux Twitter, à créer un groupe sur LinkedIn?

    D’ailleurs, lorsqu’on regarde ce qui se disait sur Twitter, par exemple, pendant la journée, on constate qu’il s’est même comparé le nombre de messages publiés sur Twitter pendant la JIQ par rapport au nombre de notes publiées lors du Colloque Génération C du Cefrio.

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    Concrétiser le virage

    8 novembre 2009

    C’est avec grand plaisir que je vous écris sur ce blogue, un des premiers gestes officiels que je pose comme nouveau président-directeur général du Réseau Action TI. Et c’est voulu.

    L’une des composantes du virage que le Réseau a décidé de prendre en 2008 est d’améliorer sa présence dans les réseaux, en exploitant les différents environnements de transmission et d’échanges d’information, de conversation et de collaboration. Il s’agit pour nous de tirer profit de ces outils et de les mettre au service de la communauté d’intérêts qui se réunit autour du Réseau Action TI, de manière à rayonner d’une manière plus efficace au sein de l’industrie des TI, bien sûr, mais également d’affirmer notre présence au sein de l’économie et de la société en général.

    Plusieurs initiatives sont en cours, notamment notre présence de plus en plus forte sur le réseau LinkedIn, et d’autres sont en développement. Mon blogue s’inscrit dans cette démarche.

    Le Réseau est solidement implanté dans différentes régions du Québec et ses activités phares sont bien connues dans l’industrie des TI. En acceptant de prendre la direction du Réseau, j’ai pris l’engagement d’être le catalyseur des énergies de personnes qui en sont membres, des professionnels qui se dévouent bénévolement dans tous les comités et qui rendent possibles tous nos événements. Ce blogue contribuera à cet objectif.

    L’avantage et l’intérêt d’un outil comme celui-ci sont de permettre l’échange entre vous et moi. Vos commentaires font partie de cet univers de participation et je vous invite à prendre part à la conversation. Ce Réseau est votre Réseau et l’une des manières d’en influencer le développement est de nous laisser savoir ce qu’il doit faire pour vous. Je ne suis que le PDG, je suis à votre service. Je compte donc sur vous pour me transmettre vos suggestions et vos critiques constructives.

    Sachez que ce forum n’est pas réservé qu’aux membres du Réseau. Il est ouvert à tous les acteurs de la profession qui sont intéressés par les objectifs que nous nous sommes fixés. Vous êtes invités à y participer.

    J’ai hâte de vous lire ci-dessous. Si vous préférez m’écrire directement, vous pouvez me rejoindre par courriel.