Réseaux sociaux dans les organisations
Mercredi dernier, dans le cadre de la Journée de l’informatique du Québec, le sujet de l’utilisation par les entreprises des outils dits de la génération 2.0 étaient au programme, tant dans le cadre de la participation de Michelle Blanc qu’au coeur du propos de Don Tapscott.
Dans le clan des convaincus et des habitués des outils et des approches reliés aux réseaux en ligne et aux conversations qu’ils entraînent, on se questionne sur ce qui retient les organisations d’embarquer dans cette mouvance. Pourquoi, se dit-on, les entreprises et les organismes publics hésitent à ouvrir des blogues, à créer des pages Facebook, à utiliser des canaux Twitter, à créer un groupe sur LinkedIn?
D’ailleurs, lorsqu’on regarde ce qui se disait sur Twitter, par exemple, pendant la journée, on constate qu’il s’est même comparé le nombre de messages publiés sur Twitter pendant la JIQ par rapport au nombre de notes publiées lors du Colloque Génération C du Cefrio.
En fait, les informaticiens et les gestionnaires des TI ne sont pas contre l’usage des technologies dites du 2.0. Ils aimeraient tout simplement qu’on leur explique quel sera le coût de l’investissement, quel est le rendement typique d’un tel investissement, de qui doit relever un tel projet (est-ce un projet TI, un projet RH ou un projet marketing/communication?), quels sont les risques du point de vue de la sécurité et de la productivité?
Curieux revirement de situation, tout de même. Il y a 20 ou peut-être 30 ans, ce sont justement les informaticiens qui commençaient à intégrer dans leurs pratiques ces notions de rendement ou de ratio coût-bénéfice dans leurs études de justification de projet, à la demande de la haute direction. Cette dernière exigeait de se conformer à ces pratiques parce que les investissements en technologies étaient en croissance et qu’on ne pouvait pas aveuglément soutenir des projets sans justification documentée. Aujourd’hui, ce sont eux qui exigent qu’on leur fournisse une telle justification.
Ainsi, il ne faut pas interpréter la réticence des directeurs des systèmes d’information (ou vice-président informatique ou CIO, les titres varient selon les organisations) comme un rejet de ces initiatives. Les spécialistes des TI sont les premiers à comprendre que les réseaux en général et les outils de collaboration en particulier peuvent améliorer la productivité d’une organisation. Et je peux vous assurer que le sujet des réseaux sociaux les préoccupe. Il faut cependant leur faire la démonstration de leur utilité, autrement que qualitativement.
Mais dans tous les cas de figure, il ne faut pas oublier la culture d’entreprise. Au-delà des technologies et des autres préoccupations, il est clair que pour faire un bon usage des réseaux ouverts dans les organisations, il faut que la culture de l’organisation soit ouverte ou encore prête à la devenir.
C’est là que réside une grande partie du défi.

Parmi les questions auxquelles devrait répondre tout projet ayant recours à des technologies « 2.0″, vous mentionnez le coût de l’investissement. Je ne peux m’empêcher de souligner qu’il existe une multitude de solutions web gratuites (Facebook, Twitter, YouTube, Google, Office Live, Blogger, WordPress, Ning, Elgg, ZohoWiki) qui permettent de réaliser, sans investissement technologique, des projets-pilotes. Or, tous ces sites à peu près sans exception sont souvent « bloqués » … pour améliorer la productivité ! Difficile donc d’en faire la preuve.
Le coût n’est pas toujours relié à la technologie comme telle. Il faut surtout comptabiliser le temps de formation, le temps consacré à leur utilisation, les processus à revoir et modifier, etc. Notamment…
Je suis du même avis, les réseaux sociaux pour fins d’affaires ne font que commencer…
Virage à prendre et nos pratiques actuelles sont à adapter. Un incontournable!
Belle initiative ce blogue…
Merci du commentaire. Je crois que le Réseau ActionTI doit être un forum où on peut discuter des grandes tendances TI et de leurs applications dans nos organisations.
Réseaux sociaux: Les utilisateurs précoces ont tendance à être «impatients» vis-à-vis des autres… Faut laisser le temps aux nouvelles idées de faire leur chemin dans les organisations. Je sais cependant que les CIO regardent beaucoup ce qui se passe et étudient la question. Je suis assez certain que d’ici un an, la perspective sera déjà différente.
Comme municipalité, nous avons commencé à utiliser les réseaux sociaux à peu près à l’époque de la campagne présidentielle américaine, en étudiant ce que réalisait l’équipe d’Obama avec ces outils .
Après une courte période d’ajustements et une fois démysthifiés les légendes urbaines qui circulent à ce sujet, nous avons rapidement constaté que les réseaux sociaux étaient un outil fort intéressant pour communiquer avec nos résidants de façon plus spontanée. tout en ayant la possibilité de prendre le poulx d’une frange de la population qui auparavant était assez hermétique à nos efforts. En fait, nous avons remarqué que certaines barrières relationnelles tombaient et, phénomène tout à fait inattendu pour nous, des relayeurs d’information, autrefois difficile d’accès, étaient sympathiques à nos efforts. Peut-être devrais-je préciser que nous utilisons Facebook, blog, youtube et Twitter.
Le succès des réseaux sociaux (quelqu’ils soient) dépend de l’utilisation que l’on en fait.
On n’utilise pas LinkedIn aux mêmes fins que FaceBook, ni Twitter. Du moins je le pense, mais j’avoue humblement ne pas être un expert 2.0.
Seulement, si je m’y perds un peu, c’est probablement à cause de la multitude des choix qui s’offrent à moi. J’espère ne pas être le seul…
Dois-je TwittER ? LinkedInER ? FaceBookER ? TrucMachinER ? Professionnellement, mon message va avoir le plus gros impact où ? Si je dois recommander une seule solution 2.0 à mon patron, laquelle ? et sur quelle base ?
Je suis d’accord avec tout le monde ici, le 2.0 est un incontournable pour les entreprises (incluant les blogues comme celui-ci), mais comme tout investissement (et oui, PGM a raison, il faut compter le temps qui va y être consacré), cela mérite de faire des choix éclairés.
On (re)fait une conférence là dessus Action TI ?
Il faut bien comprendre que les réseaux sociaux ne sont que des outils de communications qui permettent de collaborer et de rejoindre en bout de ligne votre (s) cible (s) de marché. À titre d’exemple pour une clientèle de type professionnelle on aura avantage à utiliser LinkedIn; à contrario pour une clientèle résidentielle on utilisera de préférence FaceBook ou Twitter. ll y a des mix possibles.
Je vous dirais qu’il faut d’abord avoir une bonne compréhension de son (ses) marché (s) ; identifier les cibles de marchés, les segments, leurs motivations de vos acheteurs, etc… vous ne pouvez pas faire l’impasse en amont des aspects de recherche et de stratégie marketing ; par la suite vous serez en mesure de développer une stratégie de communication de réseaux sociaux efficace et bien ciblée
Nous devons faire confiance au bon sens des gestionnaires et des chefs d’entreprises du Québec. Si des médias sociaux comme Facebook, ne sont présents que dans 12 % des entreprises de plus de 50 employés aux Québec, il faut sans doute y voir une saine prudence lorsqu’il s’agit de faire des choix d’investissements marketing. Comme le révèle le Baromètre multiple-media.com, les cadres sont très au faîte des réseaux sociaux et de leur potentiel pour rejoindre une certaine clientèle, mais ils hésitent à investir dans des projets dont la rentabilité est hasardeuse et difficilement quantifiable. Certainement avec le temps, des outils de mesures fiables permettront de calculer le ROI et le TCO de ces réseaux. D’ici là, nous devons nous en remettre aux talents de nos entrepreneurs pour créer de la valeur en faisant le tri entre le bon grain et l’ivraie au moment s’agit de choisir où ils vont investir leurs efforts.
Comme le disait Don Tapscott, la génération « Y » a atteint 8 millions de jeunes dépassant les 7,8 millions de baby-boomers. Donc, ce sont les jeunes qui définissent notre futur. Dans ce contexte, les jeunes seront attirés dans nos organisations si on leur donne les outils qu’ils aiment utiliser. La rareté des ressources en TI et la difficulté d’attirer des jeunes dans la fonction publique ont un prix, difficilement quantifiable, mais quand même important.
Lire l’article pratico-pratique des Affaires.com, intitulé «Soignez votre image sur le Web », sur quoi faire et ne pas faire dans les réseaux sociaux.:
http://www.lesaffaires.com/archives/generale/soignez-votre-image-sur-le-web/506813