Les nouvelles compétences

14 octobre 2014

Le développement des systèmes informatiques ou la mise en place d’outils de gestion informatisés implique désormais plus que des connaissances techniques. L’éventail des compétences qui doivent désormais faire partie des cordes à l’arc du professionnel des TI ne cesse de s’agrandir.

Il y fut un temps où connaître le Cobol était LE gage du succès dans une carrière en programmation informatique. Évidemment, le Cobol n’est plus le langage de prédilection des nouveaux programmeurs qui carburent plus à l’Objective C ou au Java, mais ce ne sont pas les seuls changements qui définissent le quotidien des informaticiens.

Il y a bien entendu les méthodes de projets qui ont changé, s’adaptant au contexte d’amélioration continue dans une perspective progressive. Ceci nous a amenés à développer en mode agile, une approche qu’on peut d’ailleurs appliquer non seulement au développement informatique, mais à une multitude de projets de toute nature, et à divers aspects de l’évolution des organisations, bref, au changement en général.

Il faut l’accepter, les temps ont changé. Avec un impact certain au niveau des compétences. Le technique doit désormais s’accompagner, par exemple, de savoirs comportementaux, appelés souvent, en anglais, des softs skills.

 

Combiner éthique et croissance organisationnelle

On voit souvent ces savoirs dans la classe de la résolution de problèmes ou de la gestion des ressources humaines, mais je crois que les nouveaux savoirs dépassent ce cadre. On peut penser à l’éthique par exemple, et dans notre cas, l’éthique professionnelle. Nous sommes confrontés à cette notion continuellement ces temps-ci dans le contexte de la protection de la vie privée notamment, alors que les organisations s’interrogent sur leur manière de gérer les informations personnelles.

Comme gestionnaire ou spécialiste, il nous faut arbitrer entre les impératifs de la gestion des données, des besoins de la mise en marché et de la vente, de l’analyse marketing en regard des limites morales ou des règles de conduite généralement acceptées ou imposées par des lois. Il nous faut allier technologie et technique dans le cadre de la réalisation de la mission d’une organisation et de sa croissance.

Ce n’est pas le genre de compétences qu’on peut acquérir dans des formations purement techniques. Il faut nécessairement faire une démarche qui nous amène à considérer des perspectives globales.

 

Compétences du futur

S’il leur faut maîtriser l’art des technologies, les informaticiens doivent également parfaire leurs compétences dans ces divers domaines.

L’intelligence sociale fait partie de ce genre de savoirs comportementaux qu’il est nécessaire de développer. À l’ère des réseaux sociaux et des environnements de collaboration pour équipes éclatées, la capacité de bien saisir la charge émotionnelle des propos (et celle qui se cache derrière un message instantané ou un statut Facebook) peut faire la différence sur la réaction à adopter pour répondre à un client ou un collègue.

Les environnements de collaboration sont des plates-formes informatiques à la base, présentés sous la forme d’application/service web. On critique souvent leur inefficacité. En fait, c’est que le travail en collaboration n’est pas juste une affaire de technique, c’est surtout une affaire de culture et c’est sans doute là que se trouve une grande partie de l’explication. La collaboration virtuelle fait partie de ces compétences nouvelles que les travailleurs d’aujourd’hui en informatique, ou ailleurs, doivent développer. Cette capacité de s’engager envers un objectif et de s’assurer d’une haute productivité est certainement une aptitude particulière que les membres des équipes virtuelles doivent développer.

La pensée innovatrice est en une autre. On qualifie souvent la culture québécoise de créative, ce qui est un des facteurs qui a favorisé le développement de notre industrie du jeu électronique (ou mobile ou des plates-formes numériques, selon l’expression qui vous plaît le plus). Ce penchant créatif doit s’étendre à toutes les autres sphères, dans toutes les organisations. Résoudre des problèmes ou relever des défis avec des solutions nouvelles nécessite une manière de penser et de s’adapter qui seront nécessairement recherchées par les employeurs d’aujourd’hui et de demain.

Vous avez certainement votre point de vue sur des compétences dont vous saisissez l’importance au cours des prochaines décennies. Vous le savez comme moi, il est probable que la moitié des types d’emplois pour lesquels vous recherchez des ressources en ce moment n’existaient pas quand vous et moi avons fait nos études au collège ou à l’université. L’informatique change et les compétences évoluent. Je vous invite à me faire de vos commentaires sur mon blogue.

Note: pour poursuivre votre réflexion, je vous invite à consulter le document Future Work Skills 2020, proposé par l’Institute for the Future – bien que l’étude date de quelques années, les compétences identifiées sont toujours très pertinentes. 


Mon avis: les technos font partie de la solution…

6 juin 2011

Je ne crois pas que l’auteur de ce commentaire publié aujourd’hui dans le Devoir ait voulu particulièrement blâmer les technos. Dans son texte qui devrait tous nous porter à réfléchir par ailleurs, il visait plutôt l’individualisme, le manque d’intérêt pour la Culture, pour la Politique et la Littérature, pour l’Histoire, etc.

Ceci dit, je suis d’avis que les technos peuvent faire partie de la solution. Siégeant sur le conseil d’établissement de l’école primaire de mon quartier pendant plusieurs années, j’ai défendu, notamment, le point de vue suivant: les professeurs sont en concurrence avec les consoles Wii et Xbox, les PSP et les iPod, voire aujourd’hui les tablettes de toutes natures. Il faut donc faire avec et affronter la concurrence. Utiliser les réseaux comme canal.

La semaine dernière, j’ai discuté avec une prof de cette même école primaire qui vient d’installer deux tableaux blancs interactifs. Elle est enchantée des résultats, de voir les élèves s’empresser de venir au tableau pour corriger des dictées ou souligner les rimes d’un poème.

Voilà, CQFD. Il faut faire avec, embrasser ces nouveaux moyens, pour intéresser.

Ce qui ne nous défile pas, comme parents, de la responsabilité d’ouvrir des portes vers la culture, la littérature, etc…

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Enseignement au collégial – Les nouveaux demi-civilisés

Dans Les Demi-Civilisés, publié en 1934 par le journaliste et romancier Jean-Charles Harvey, l’auteur dépeint sans réserve une société captive de la Grande Noirceur où la liberté n’a pas sa place, un monde où le clergé impose des œillères énormes à ses ouailles assujetties, un monde où toute originalité artistique est vite associée à la turpitude.
De toute façon, que pourrait-il y avoir à apprendre maintenant qu’il y a Google, Wikipédia et Facebook? Le monde et toutes les connaissances sont au bout de leurs doigts!

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Ou sont les entreprises technos d’ici? #QCtechno

16 septembre 2010

Nelson Dumais explique pourquoi il ne parle presque jamais des entreprises québécoises en techno – en partie parce que celles-ci auraient démissionné à sensibiliser les médias à leur existence.

Nelson est depuis plus de 20 ans un journaliste spécialisé en technologies et dont on retrouve les articles dans Technaute et Direction informatique, notamment.

Je crois que l’industrie des TI est stratégique pour le Québec, tant du point de vue économique que social. Il faut s’assurer que notre industrie ne passe pas sous le radar des journalistes québécois, spécialistes des technos autant que de l’économie. Il faut nous assurer que le message des entreprises québécoises en technologie soit entendu, partagé, valorisé, diffusé. Nous avons tous des devoirs à faire.

(déclaration d’intérêt: comme il le mentionne dans son article, dans une autre vie, j’ai déjà été le rédacteur en chef pour certaines des publications auxquelles Nelson collabore ou a collaboré.)

Pourquoi je parle rarement de logiciel québécois

Nelson Dumais
En ce cas, si c’est moi qui décide, pourquoi est-ce que je ne choisis pas de parler davantage du logiciel québécois? Pour plusieurs raisons. Primo, je travaille sur une base quotidienne, cinq jours par semaine et, une fois sur deux, je décide d’un sujet d’article le matin même. Si je prends mon courage à deux mains et que je vais consulter l’effroyable pile de communiqués de presse qui vient alourdir ma boîte de courriels, je n’en trouve à peu près pas en provenance d’un fabricant québécois de logiciel. C’est comme si ces gens ne se donnaient plus la peine d’essayer de sensibiliser les médias, c’est comme s’ils avaient baissé les bras, c’est comme si leur marché de prédilection était ailleurs qu’au Québec.Read more at www.directioninformatique.com
 



Lu -> 10 erreurs de communication courantes chez les CIO (et autres gestionnaires…)

15 juillet 2010

J’aime la no 10: «They put audiences to sleep with PowerPoint.»

Vous avez sûrement assisté vous aussi à des présentations interminables, lues du début à la fin, point par point…

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10 Communication Mistakes CIOs Still Make

CIOs’ communication skills have come a long way since the days of data processing. But they continue to make many communication mistakes that hamper their effectiveness on the job or hinder their relationships with staff and other executives.

CIO

For years, CIOs have been fighting the stereotype that they’re weak communicators, unable to speak the language of business or relate to anyone outside of IT. But by using practiced communication skills, many CIOs are proving how convincing, credible and captivating they can be—in the boardroom and on the Web. (For evidence, check out blogs by British Telecom’s (BT) JP Rangaswami, Beth Israel Deaconness Medical Center CIO John Halamka and Mike Schaffner, the director of IT for Cameron International’s valves and measurement group.)

Indeed, CIOs’ communication skills—their ability to negotiate, build consensus, engage stakeholders and make business cases—have improved dramatically since the days they were in charge of data processing. Yet they still slip up occasionally, lapsing into acronym soup or erring on the side of hyperbole to sell an IT investment.

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Sondage sur la valorisation de la profession en TI

23 décembre 2009

Le sujet de l’importance des TI au Québec et celui de la valorisation de la profession en TI font l’objet de discussions depuis de nombreuses années. Cependant, les acteurs en TI, dont le nombre dépasse les 190 000 au Québec, ce qui se compare aux 70 500 infirmiers/infirmières et aux 59 800 ingénieurs, se sont rarement prononcés collectivement.

Les retombées économiques annuelles qu’apportent ces acteurs en TI atteignent plus de 23 milliards de dollars au Québec. Afin de mettre en valeur cette contribution, le Réseau Action TI a décrété que 2010 était l’Année de la valorisation de la profession en TI.

Votre contribution est stratégique

Le Réseau ACTION TI a donc élaboré un sondage pour connaître votre opinion sur les enjeux de cette valorisation. Ce sondage sur l’avenir de notre profession en TI ne prendra que quelques minutes de votre temps. Cet investissement sera déterminant pour l’avenir de notre profession.

Pour accéder au sondage, cliquez sur le lien suivant:
http://www.actionti.com/sondageprofession

Aidez-nous à donner du poids à cette initiative: invitez un minimum de 2 collègues en TI à répondre à ce sondage en leur faisant suivre ce courriel. Les résultats obtenus détermineront les démarches que prendra le Réseau ACTION TI à ce sujet et les plateformes qu’il pourrait mettre en place en 2010 et au cours des prochaines années.

Prix de participation

Les participants qui nous auront laissé leur adresse courriel en remplissant le sondage seront inscrits au tirage de deux billets pour assister au Gala des OCTAS 2010 (une valeur d’environ 500 $).

Nous vous remercions sincèrement pour votre participation et nous en profitons pour vous souhaiter de Joyeuses fêtes!