Le mot de la coprésidence

17 février 2015

Nous aimerions commencer en vous souhaitant une année 2015 débordante de bonheur, de douceur et de sérénité.

Nous aimerions également remercier Jacques Topping pour les 15 années qu’il a consacré au Réseau ACTION TI et aussi pour l’énergie, l’effort et le dévouement dont il a toujours su faire preuve. À la lecture de son dernier billet, vous verrez à quel point nous devons être reconnaissants.

Étant donné le nombre d’heures qu’il a consacrées au réseau, il serait tout à fait légitime pour lui de tirer sa révérence en tournant complètement la page. Hé bien non, Jacques continue à supporter les opérations de la permanence tout en travaillant sur un dossier fondamental : la transformation du modèle des OCTAS afin que 2015 soit une année de métamorphoses. Jacques et les membres du comité organisateur du concours des OCTAS se sont donnés comme mission d’assurer la pérennité de cette occasion unique de reconnaître l’excellence dans le domaine des technologies de l’information (TI) au Québec et, à la lumière des premières démarches, nous sommes confiants de leur réussite.

Jacques mentionne dans son billet qu’en 2013 « le Réseau a décidé de fusionner 6 entités légales en une seule, sous une seule structure de gestion unifiée. Il en résulte une fusion d’actif financier et humain ». Depuis notre nomination en décembre dernier, nous avons pu constater que ce changement était bien enclenché, mais que, comme toutes fusions, c’est un processus long qui peut s’avérer délicat à gérer au niveau des procédures et de la gouvernance. Afin de bien comprendre les forces et faiblesses en place nous avons rencontré récemment les ressources de la permanence. Ces rencontres ont été éclairantes et nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué. La transparence et l’ouverture démontrées sont réconfortantes.

Le premier constat est rassurant. Il y a une certaine homogénéité dans les commentaires et observations tandis que nous n’avons perçu aucune situation qui ne peut s’améliorer diligemment. D’autres rencontres sont prévues sous peu dont une visite des régions.

Il serait prématuré, et surtout prétentieux, d’affirmer connaître les prochains développements qui seront nécessaires afin d’accentuer l’impact du Réseau ACTION TI sur la communauté informatique du Québec. Une chose nous semble toutefois évidente, le statu quo ne fait pas parti des alternatives envisageables.

Les prochains mois serviront à poursuivre le processus d’accumulation d’informations et d’idées qui soutiendront nos propositions lors d’une session de planification stratégique qui aura lieu en juin.

Nous tenons à rappeler que le Réseau ACTION TI, c’est des conférences, des activités rassembleuses, des membres, des services à valeur ajoutée, de généreux partenaires et, fondamentalement, des bénévoles. Sans ces derniers, le Réseau n’existerait pas. Ne l’oublions jamais et faisons en sorte de le reconnaître à toutes les fois que l’occasion nous en ait donné.

En terminant, nous vous invitons à consulter régulièrement notre site internet qui contient plusieurs renseignements afin de profiter pleinement de ce que le Réseau ACTION TI vous offre.

Au plaisir de vous rencontrer à l’une ou l’autre de nos activités!

Les coprésidents du CA du Réseau ACTION TI,

Louis Dagenais
Gestionnaire

Jean Thibodeau
Vice-président sénior Technologies de l’Information
Groupe Canam


15 ANS … AU SERVICE DE NOS MEMBRES ET CLIENTS

3 décembre 2014

Au cours de toutes ces années à siéger bénévolement sur le CA du Réseau, j’ai eu l’honneur et le privilège d’avoir agi à titre de président du Réseau, pour deux mandats de deux ans. Le temps m’apparait venu de laisser ma place à une équipe renouvelée, dont les compétences et le calibre ne sauraient être contestés.

Je me permets de rappeler certains points tournants auxquels j’aurai été associé durant toutes ces années.

 

RÉSEAUX SPÉCIALISÉS

En 2000 naissait le premier réseau spécialisé géré par le Réseau, le RéseauTIQ. Il regroupait 25 CIO parmi les plus influents au Québec, travaillant dans des organisations ayant un chiffre d’affaires / budget supérieur à 500M $. Le Réseau compte aujourd’hui 9 réseaux spécialisés couvrant différents métiers comme celui en solutions et intelligence d’affaires, en sécurité, en infrastructure technologique, etc. Quel plus pour nos membres! Je veux remercier Denis Girard, qui a été l’un des instigateurs de ces réseaux et, qui en est toujours le gestionnaire aujourd’hui.

 

MODERNISATION DE LA MISSION

En 2006, devant l’évolution de l’industrie des TI et des besoins de ses membres et clients, le Réseau s’est donné une nouvelle mission. Cette mission se distinguait de la précédente en mettant l’accent non seulement sur les services à offrir aux membres, mais aussi à tous les acteurs en TI. Elle ajoutait la dimension d’être une organisation mobilisatrice comme en témoignent le dossier de la Relève et de la Professionnalisation. Merci à Lyne Bouchard qui est l’instigatrice de ce virage. Et, bonne nouvelle, Lyne reprend du service et revient comme administratrice sur le CA du Réseau pour un mandat de deux ans.

 

IMAGE ET NOM PLUS CONTEMPORAINS

En 2008, souhaitant poursuivre son virage et supporter sa nouvelle mission, le Réseau décide qu’une nouvelle image et qu’un choix d’un nom

« rassembleur et évocateur » sont nécessaires afin de continuer à bâtir la notoriété de la marque sur des assises solides. Merci à Pierre Lecavalier d’avoir été un des maîtres d’œuvre de ce changement.

C’est à compter de cette date qu’on voit apparaître les 4 mots clefs de la mission du Réseau, soit : Opinion, Savoir, Valorisation et Mobilisation.

Depuis ce temps, le Réseau réalise des sondages auprès de ses membres et clients, rédige des Opinions et en fait part aux médias et décideurs qui sont influents au Québec. Chacune des régions du Réseau organise des événements permettant de partager le Savoir et de favoriser le réseautage. La Valorisation de la profession se fait entre autre avec les OCTAS, les prix MERITIC et la Mobilisation autour notamment de différents dossiers comme TI-Emploi et les programmes d’encouragement de la relève.

 

FUSION DE 6 ENTITÉS DU RÉSEAU

En 2013, motivé par la recherche d’une plus grande agilité décisionnelle et d’exécution au bénéfice de ses membres et clients, le Réseau a décidé de fusionner 6 entités légales en une seule, sous une seule structure de gestion unifiée. Il en résulte une fusion d’actif financier et humain qui va assurer la pérennité du Réseau dans la poursuite de sa dynamique mission.

Merci aux présidents des Régions qui ont piloté le projet de fusion : soit Jean Dupuis pour Montréal, Benoit Boivin pour Québec, Robert Desjardins et Renée Grondin pour Laval-Laurentides-Lanaudière, Pierre Ricard pour la Mauricie, Hugo Villeneuve pour le Saguenay-Lac-St-Jean. Merci aussi à Patrice-Guy Martin et Chantal Dolbec, respectivement PDG et Vice-présidente administration du Réseau, pour leur précieuse contribution à cette démarche.

 

VALORISATION DE LA PROFESSION

À la fin de 2013, constatant les nouveaux défis auxquels faisait face la profession en TI, tant au niveau du savoir-faire, du savoir-être et de la relève, le Réseau a entrepris de mener une vaste consultation auprès de 250 intervenants. C’est au cours de 2014 que cette consultation s’est tenue. Merci à tous ces intervenants tant du privé, du public que de l’associatif d’avoir contribué à identifier des pistes de solutions.

 

LES DÉFIS 2015 ET +

Plusieurs défis attendent les prochains administrateurs sur le CA du Réseau.

En voici quelques uns :

  • Innovation au niveau des OCTAS 2015 … le comité organisateur est en marche. Je tiens à remercier sincèrement Chadi Habib, chef des Technologies au Mouvement Desjardins, d’avoir accepté la présidence de ce comité et M. Yvon Charest, président et chef de la direction de l’Industrielle Alliance, d’avoir accepté la présidence d’honneur ;
  • Poursuivre nos initiatives pour accroître la relève en TI… merci à Louis Gagnon pour l’événement 2014 et à Louis Dagenais qui assurera «la relève»;
  • Valorisation de la profession … une solution intéressante semble émerger. Le Réseau avec d’importants partenaires en évalueront la faisabilité en 2015. Directement ou indirectement j’apporterai mon appui et serai fidèle au poste;
  • Membership … l’ajout de nouvelles offres devrait augmenter la valeur perçue du membership et ainsi aider à la conversion de Clients en membres du Réseau, tout en augmentant le taux de rétention.

 

UN GRAND MERCI

Finalement un grand merci à toutes les personnes bénévoles et permanentes que j’ai eu l’occasion de côtoyer au Réseau durant ces 15 dernières années.

Ce fut une expérience des plus enrichissantes à tous points de vue : professionnel, personnel … en bref humain.

Au plaisir …


PERTINENCE D’UN ORDRE ? LA CONSULTATION SE POURSUIT. MAIS, NOUS SAVONS DÉJÀ …

14 mai 2014

Comme vous le savez, la profession en TI doit relever des défis importants pour la protection du public, s’assurer de la compétence et de l’intégrité de ses intervenants et attirer la relève.

Plusieurs d’entre vous se sont exprimés à la suite de mon billet de blogue de janvier 2014. Nous en avons pris bonne note. Nous avons aussi rencontré plusieurs groupes, autant du privé que du public, ainsi que des associations.

Voici les principales préoccupations et suggestions qui sont ressorties de ces consultations, sur la pertinence d’un ordre ou d’une autre forme d’organisme d’encadrement de la profession.

 

LA PROTECTION DU PUBLIC

- Il est impératif de faire reconnaître la profession en TI, d’où le besoin d’un organisme fédérateur, de concertation, avec une capacité d’exécution prenant la forme d’un Ordre ou d’une autre structure reconnue et respectée par le marché.

La forme d’Ordre reconnue par la loi est assez notoire au Québec, mais il existe aussi d’autres formes de structure. Par exemple, les actuaires n’ont pas un ordre reconnu, ils sont regroupés dans un Institut, et le titre de « Fellow » est reconnu et très respecté dans le marché puisque des lois canadiennes et québécoises exigent dans certains cas le recours à un actuaire. Dans ce cas, celui d’un Institut, la reconnaissance se fait dans le temps et non du jour au lendemain comme lors de la création d’un Ordre.

- Vérifier si le fait de se doter d’une « norme reconnue » par exemple par le BNQ (Bureau de normalisation du Québec) ou des normes professionnelles reconnues par Emploi Québec avec « certification » et « suivi périodique d’application » à la manière ISO, pourrait permettre d’atteindre en tout ou en partie les objectifs visés de protection du public en TI, et ce au niveau compétence (savoir faire), intégrité (savoir-être) et attraction/rétention de talents.

À mon avis, il est reconnu qu’une norme porte sur le savoir-faire et les processus, plus rarement sur le savoir-être et à moins d’avis contraire n’a pas de portée positive sur l’attraction/rétention de talents.

- Vérifier les raisons pourquoi une autre association s’était faite refuser un Ordre des informaticiens et informaticiennes en 2008.

L’une des raisons évoquées a été la difficulté de rendre un si grand nombre de personnes imputables (aujourd’hui environ 185 000), soit les informaticiens et informaticiennes, ce qui serait différent avec un ordre des décideurs et influenceurs en TI (une fraction des 185 000).

- Dans la perspective de création d’un Ordre, à la quasi-unanimité, les appuis allaient vers un titre protégé, et non vers un champ d’exercice protégé, du moins dans les premières années. L’une des raisons étant qu’il n’y aurait pas assez de décideurs et d’influenceurs agréés dans les 5 à 10 premières années pour satisfaire la demande liée à un champ d’exercice protégé.

- Il a été suggéré de bien dissocier les rôles d’une association, soit la promotion de la profession dans son ensemble par rapport à un Ordre, soit la protection du public, bien que ceux-ci soient très liés.

- Identifier les différences avec les Ordres existants comme l’Ordre des administrateurs agréés, l’Ordre des ingénieurs, l’Ordre des technologues professionnels, etc., afin d’en identifier les complémentarités et d’en tirer aussi les meilleures pratiques.

 

L’INTÉGRITÉ : LE SAVOIR-ÊTRE

- Commencer par se doter d’un code d’éthique et de déontologie en TI et l’appliquer sans l’intervention d’un Ordre ou autre structure.

Savez-vous qu’il en existe des codes d’éthiques ? L’un par l’AQIII. Un autre par CIPS. Un pour la fonction publique. Un pour chaque grande firme-conseil, fournisseurs de logiciels et de matériel informatique. Un autre aussi en version #3 fait par la défunte APIIQ. Lequel on applique ? Qui est habilité à trancher en cas de désaccord ? Est-ce suffisant de se doter chacun d’un code d’éthique ? Est-ce que l’expérience des dernières années a été concluante sans structure fédératrice reconnue au niveau code d’éthique ?

 

LES COMPÉTENCES : LE SAVOIR-FAIRE

- Vérifier à l’international ce qui se fait pour se coller à des normes reconnues.

- Identifier les compétences minimales des décideurs et influenceurs de demain tirés des meilleures pratiques reconnues notamment par :

  • PMBOK (Project Management Body of Knowledge) du Project Management Institute (PMI);
  • BABOK (The Business Analysis Body of Knowledge) de l’ International Institute of Business Analysis (IIBA);
  • CBOK (Common Body of Knowledge for Computing and IT) de la Canada’s Association of IT Professionals (CIPS );
  • COBIT (Control Objectives for Information and Related Technology) de l’ISACA Connu auparavant comme The Information Systems Audit and Control Association, aujourd’hui la référence en Gouvernance des TI et gestion des risques;
  • ITIL (IT Infrastructure Library);
  • TOGAF (The Open Group Architecture Framework) du Open Group;
  • Etc. comme : Professional Scrum Master (PSM), Certified Information Systems Auditor (CISA), Certified Business Intelligence Professional (CBIP),  …

- Ne pas inclure dans les compétences, l’obligation à certifications de types produits données par des fournisseurs de produits et logiciels.

- On constate donc un grand nombre d’intervenants dans différents champs du savoir-faire et l’utilisation assez fréquente du terme « Institut » comme au PMI et l’IIBA.

D’où la solution possible d’un organisme fédérateur au Québec des décideurs et influenceurs prenant la forme d’un Ordre ou autre structure reconnue et respectée par le marché.

 

L’ATTRACTION MASSIVE DES MEILLEURS TALENTS

- Puisqu’il est généralement reconnu que le choix des jeunes de la génération Y pour une profession est notamment basé sur la reconnaissance rapide qu’ils auront, ainsi que le statut social qui l’accompagne pendant la carrière et même le prestige pour les plus brillants, force est de constater que la profession en TI a peu à offrir en compétition avec les autres professions. Surtout que notre profession est vue comme une commodité par plusieurs jeunes.

- De monter des campagnes d’utilité des TI et de valorisation de la profession en TI comme le font MonAvenirTI, TECHNOCompétences et le Réseau ACTION TI sont des éléments essentiels à attirer des talents.

L’attraction à la profession en TI est une chose, mais comme les statistiques le démontrent, le taux de conversion à la profession en TI est faible en nombre d’admissions et même en qualité si on se fie par exemple à la moyenne des notes des étudiants en TI par rapport à ceux en comptabilité, finance, droit, ingénierie, etc.  Il faut donc travailler non seulement sur l’attraction, mais aussi sur la conversion et ensuite la rétention et un Ordre ou autre structure aiderait à être plus compétitif par rapport aux autres professions.

Afin de compléter l’analyse du sujet et de ses solutions, le conseil d’administration du Réseau ACTION TI a décidé de prolonger jusqu’à la fin mai 2014 la période de consultation sur la manière de mieux valoriser la profession en TI.

Si à la fin mai, le Réseau ACTION TI, actuel porteur de ballon, décidait que l’Ordre ou une autre solution pouvait être une des avenues intéressantes à la valorisation de la profession, alors il formerait un comité réunissant des représentants du privé, des gouvernements, des associations concernées, des institutions d’enseignements, etc., pour mener à bien ce projet.

Merci de continuer à contribuer à la consultation.

 


Consultation sur la pertinence d’un ordre des décideurs et influenceurs en TI

9 janvier 2014

Quatre aspects majeurs motivent les administrateurs du CA du Réseau à chercher une ou des solutions qui vont permettre de donner plus de crédibilité à notre industrie.

D’abord comme vous le savez d’autres industries vivent une période importante de turbulence au niveau «déontologie/éthique» et notre industrie est visée à ce chapitre par certains intervenants. Pour le futur, ne devrions-nous pas prendre les devants en matière de déontologie/éthique au niveau de la profession ?

D’autre part, notre industrie a un immense besoin de valoriser notre profession pour attirer non seulement en quantité, mais aussi en qualité les meilleurs talents. On ne peut pas dire que c’est un succès de ce côté depuis quelques années. Que recherchent les talents d’aujourd’hui ? Des défis et de la reconnaissance, notamment par un ordre professionnel. Prenons l’exemple des comptables professionnels agréés qui ont su changer leur image et attirer les meilleurs talents.

Troisièmement, notre compétence est souvent remise en question avec les nombreux dépassements de coûts. Nous n’avons pas la réputation d’être de très bons gestionnaires et décideurs. Encore moins d’être très imputables. Est-ce que les certifications d’associations ou de manufacturier sont suffisantes ?

Finalement puisque tous les projets, quels qu’ils soient, nécessitent les TI, si ça ne va pas bien, qui est pointé du doigt? Les TI! Qui défend alors notre profession?


Un ordre, est-ce la bonne solution ?

Mais quel est l’objectif d’un ordre professionnel ? Selon l’Office des professions du Québec, il doit « garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque qui la caractérisent ». Les décideurs et influenceurs en TI ont un impact d’environ 23 milliards de dollars sur l’économie du Québec. La protection du public et la garantie de l’exécution compétente et intègre des activités à risque (système de santé, bancaire, financier, manufacturier, etc.) sont donc un enjeu majeur au niveau du traitement de l’information comme les comptables le sont au niveau traitement des chiffres.

Après une analyse très préliminaire, le CA du Réseau se demande donc si la création d’un ordre professionnel des décideurs et influenceurs en TI ne viendrait-il pas aider à améliorer la situation au niveau des quatre problématiques mentionnées ci-dessus ?

Les adhérents à un ordre professionnel auraient à respecter un code de déontologie des plus stricts (ce qui n’était pas nécessairement le cas dans d’autres industries) qui identifierait non seulement les éléments importants en gouvernance de TI, mais aussi les bonnes pratiques en matière de relation entre donneurs d’ordres et fournisseurs que ça soit à l’intérieur d’une organisation ou inter-organisations.

Selon quelques enseignants universitaires consultés, plusieurs étudiants de talents sont attirés par les professions ayant un titre reconnu. Un ordre professionnel serait un facteur important d’attraction. Il en serait de même pour les immigrants de talent ainsi que les finissants des secteurs non-TI.

L’amélioration des pratiques et le développement des compétences font nécessairement partie des éléments qu’il nous faut regarder afin de « garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque » qui caractérisent les projets TI. Avec un ordre professionnel qui aurait des critères élevés d’entrée au niveau du savoir-faire en matière de prise de décision et influence en TI, nous augmenterions la compétence des intervenants. Ajouter à cela l’obligation de formation continue dans un contexte d’évolution ultrarapide des bonnes pratiques en TI. Ne pourrions-nous pas ainsi aider à une meilleure utilisation des TI et à l’augmentation de la productivité, un point faible du Québec ?

Finalement, un ordre professionnel serait naturellement là pour protéger le public et défendre la profession comme le font les autres ordres professionnels. Bref, être plus imputable et partie prenante à bâtir l’avenir du Québec numérique.

Il est important de mentionner que nous analysons cette problématique dans la perspective d’un ordre professionnel avec un titre protégé (comme, par exemple, l’Ordre des Conseillers en Ressources Humaines Agréés CHRA) et non un ordre professionnel avec un champ de pratique protégé (comme les ingénieurs, les médecins), laissant ainsi à l’industrie le choix d’utiliser ou non les services d’un décideur ou d’un influenceur agréé en TI.

Notre profession ne serait-elle pas rendue à ce niveau de maturité d’une profession agréée ?

 

Consultation

Nous débutons donc et ce jusqu’en mars 2014, des consultations auprès de nos membres, nos clients, nos partenaires commerciaux/institutionnels et autres associations concernées. Ce n’est que si le résultat de la consultation est positif, qu’alors nous entreprendrons le long chemin vers la reconnaissance d’un Ordre des décideurs et des influenceurs en TI. Vos opinions et suggestions sont les bienvenues.

 


Un Réseau nouveau, uni et fort

13 septembre 2013

Au cours des derniers mois, le Réseau ACTION TI s’est affairé à redéfinir sa structure. Nous avions comme objectif de nous donner une vision unifiée des services à rendre à nos membres, à améliorer l’efficacité de nos processus internes et à donner une impulsion nouvelle à notre mission.

Pour une association comme nous, qui compte sur une équipe de permanents dynamique et passionnée mais tout de même restreinte en nombre et sur les forces vives de nos administrateurs bénévoles, le défi était de taille.

Au moment où vous lirez ces lignes, la plus grande part des travaux d’optimisation de notre structure sera en place. Ceux qui sont familiers avec les fusions et acquisitions de sociétés peuvent mesurer l’ampleur des tâches à réaliser, sachant que nous avons réuni dans ce processus 5 entités distinctes en une seule organisation, tout en préservant une autonomie régionale. Intégration comptable, regroupement des ressources permanentes, mise en place d’une structure organisationnelle qui répond aux besoins du Réseau tout en respectant les perspectives différentes de toutes les parties prenantes.

Il y a de quoi être fiers de ce que nous avons accompli et je lève mon chapeau à tous ceux et celles qui ont investi de leur temps et de leur énergie pour que le Réseau traverse cette étape cruciale de son évolution.

Cette nouvelle façon de gouverner le Réseau signifiera une plus grande agilité dans le développement de nouveaux services et une approche plus cohérente de notre présence dans toutes les régions. Pour ce faire, nous avons mis en place un seul conseil d’administration qui s’appuie sur des conseils régionaux dont le mandat est de se concentrer sur les activités qui sont près des membres et au cœur de notre mission : des activités de savoir et de réseautage.

Pour nos membres et nos clients, l’impact sera direct. Un seul conseil d’administration dont la préoccupation sera notamment de développer le membership et les services aux membres tout en valorisant la profession, une permanence mieux coordonnée et des ressources réunies, des Conseil régionaux dont les énergies seront axées uniquement sur les besoins des membres. Nous sommes d’avis qu’ainsi l’offre de service du Réseau gagnera en qualité et richesse.

Par la mise en commun de nos ressources et par l’ajout de nouvelles ressources, nous serons en mesure de mieux représenter nos membres et d’être encore plus présent sur la place publique pour faire valoir la profession, son rôle dans la société et dans les organisations, tout comme la responsabilité des gens en TI dans les changements que les technologies permettent.

Le nouveau Réseau se met en place graduellement tout en continuant de vous proposer les activités et services auxquels vous avez été habitués, en restant fidèle à notre mission au niveau des opinions, du savoir, de la mobilisation et de la valorisation.

 


Quelles «valeurs» voudriez-vous que le réseau ACTION TI ajoute au membership ?

12 avril 2013

Le Réseau aimerait augmenter la valeur de son membership. Nous faisons appel à vous pour nous suggérer des éléments qui pourraient, à votre avis, ajouter de la valeur au membership du Réseau.

Afin de vous aider à répondre à la question, voici cinq catégories de valeurs et avantages du membership que nous avons identifiées de notre côté.

1. Valeur de Savoir (partage de connaissances)

  • Le Réseau organise des conférences, selon diverses formules : déjeuners-conférences, JIQ, Salon du BI, Tribune des CIO, Intracom, MaRéférenceTI, etc.
  • Dans le cadre d’un projet-pilote, certaines de ces conférences sont désormais disponibles en webdiffusion et une section vidéothèque a été ajoutée à son site Internet permettant maintenant le partage du savoir à distance.

2. Valeur de Mobilisation (maillage/réseautage)

  • Le Réseau organise des événements favorisant le réseautage comme à la JIQ, dans le cadre d’activités sociales, dans l’organisation de réseaux spécialisés comme le RéseauTIQ, le RéseauMETIQ et autres.
  • Il propose le service TI-Emplois qui a pour objectif d’aider au recrutement de ses membres en transition d’emploi.

3. Valeur d’Opinion (communication)

  • Le Réseau communique avec les décideurs et les influenceurs des TI grâce à ses blogues, des sondages, etc., et effectue des activités de communication qui vont jusqu’à des prises de position.
  • Il rejoint ses membres et clients via ses médias électroniques comme des infolettres, le bulletin Réseau ACTION TI-Express, des réseaux sociaux comme LinkedIn, Twitter et via son magazine imprimé Réseau ACTION TI-Infos ainsi que son site Internet.

4. Valeur de la Valorisation (notoriété)

  • Le Réseau organise annuellement le prestigieux Gala des OCTAS, soulignant ainsi les grands projets à succès tout autant que les bâtisseurs en TI, des personnalités marquantes avec son nouveau concours MÉRITIC.
  • Le Réseau appuie aussi la reconnaissance professionnelle avec des certifications comme EATI et PATI.

5. Valeur des Économies

  • Le Réseau accorde des rabais à ses membres allant jusqu’à la gratuité lors d’activités et d’événements.
  • Il conclut également des partenariats avec des fournisseurs dans divers domaines via son programme TI-Privilèges sur une foule de services comme de la formation en TI, des services d’hébergement et d’infogérance, la destruction de données et le recyclage d’équipement informatique, les assurances responsabilité professionnelle et assurances habitation et automobile, les services financiers, etc.

Maintenant à vous la parole : quelles sont les valeurs les plus importantes ? Quelles valeurs devrions-nous ajouter ? Vous pouvez commenter ci-dessous ou encore aller ajouter des idées ici : https://actionti.uservoice.com. Vous pourrez également commenter et voter sur les idées que d’autres auront suggérées.

Merci de votre participation!


Qu’est-ce qui est urgent ?

5 février 2013

Un Ordre des décideurs et gestionnaires en TI ? Un Plan du Québec numérique ?

Me revoici comme président du Conseil général du Réseau en remplacement de Lyne Bouchard que je voudrais remercier pour les 2 ans et demi qu’elle a mis en compagnie de Patrice-Guy Martin notre PDG, à faire avancer la cause du Réseau ACTION TI afin de partager le SAVOIR, MOBILISER la communauté, émettre des OPINIONS et finalement organiser des événements de VALORISATION des TI.

Parlant d’opinion, devant l’image et la situation des TI, quelle est la vôtre lorsqu’on doit choisir des priorités d’action ?

 

Identification de la problématique

Commençons par cerner la problématique dont on parle. Quand on pense aux TI, certaines images qui circulent ne sont pas à notre avantage. Pensons aux :

-dépassements de coûts et d’échéancier dont on parle trop souvent quand il est questions de projets informatiques;

-lacunes dans la gestion des contrats et l’utilisation judicieuse des fonds publics que le Vérificateur général du Québec a soulignées dans son dernier rapport;

-affirmations que le Canada et le Québec sont en perte de vitesse au niveau productivité, une situation que l’on pourrait relier à une mauvaise utilisation des TI;

Ces images ne sont pas toujours flatteuses pour notre profession et ne nous aident certainement pas à attirer des talents en TI. Heureusement, avec le concours des OCTAS, on essaie de mettre en valeur les projets à succès au Québec, et le nombre de candidatures que nous recevons chaque année, au-delà de 120 projets, nous permet de continuer de croire en la vigueur, l’importance et la qualité de notre industrie.

Il y a certainement des éléments de dynamique qu’il est nécessaire d’améliorer, dans notre profession et dans notre industrie. L’amélioration des pratiques et le développement des compétences font nécessairement partie des éléments qu’il nous faut regarder. Il nous faut également avoir une vision claire et stratégique de la direction que le Québec devrait prendre en matière de TI afin d’agir de façon cohérente.

En 2010 on parlait d’un impact de 23 MM$ d’apport des TI à l’économie du Québec (ce que je mentionnais dans un précédent billet). Où en sommes-nous ?

La question que je me pose est d’identifier le meilleur vecteur, la meilleure approche pour relever ce défi. Quelles sont les avenues que le Réseau ACTION TI peut explorer à cet égard ?

 

Nouveauté : un ordre des décideurs et gestionnaires en TI ?

Une des propositions qui est revenue régulièrement est celle de la création d’un Ordre pour toute la profession en TI. Mais quel est l’objectif d’un Ordre ? Selon l’Office des professions du Québec, il doit  « garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque qui la caractérisent ».

Par rapport à la problématique que nous avons décrite plus haut, un Ordre non pas pour tous les métiers en TI, mais un Ordre des décideurs et des gestionnaires en TI ne pourrait-il pas :

-aider à identifier et surtout à appliquer les meilleures pratiques de gestion des mandats et contrats en TI, dont l’objectif serait justement « de garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque » qui caractérisent les projets TI ?

-aider à préciser les balises d’une meilleure relation entre fournisseurs et donneurs d’ordres ?

-être partie prenante pour aider le Québec à bâtir son avenir en TI ?

Bref, sommes-nous rendus à une reconnaissance officielle de la profession en TI au niveau des décideurs et gestionnaires, une proposition nouvelle avec un objectif bien précis, soit viser à protéger le public, les gouvernements et l’industrie privée, grâce à un code d’éthique et un comité de discipline ?

Est-ce que les coûts reliés à l’autorisation d’un tel Ordre seraient élevés ? Est-ce que les bénéfices pour toutes les parties prenantes seraient importants ? Pour la réputation de la profession en TI ? Pour de meilleurs résultats de gestion ? Pour attirer des talents en TI ?

 

Un plan du Québec numérique ?

Une autre avenue qui est souvent proposée est la création d’un plan du Québec numérique. En 2010, le Canada nous consultait pour son plan numérique. L’objectif donné était « d’élaborer une stratégie nationale sur l’économie numérique ». Nous attendons toujours des actions stratégiques concrètes à cet égard.

Ce que je comprends d’un plan du Québec numérique, qui réunirait la sphère publique, l’industrie privée, les syndicats, etc., est qu’il préciserait la vision, les cibles, les enjeux, les moyens, un échéancier et les budgets à investir en TI pour continuer d’améliorer l’apport des TI à notre société. Ceci pourrait aider à la qualité de vie de tous les Québécois, notamment au niveau santé et éducation.

Depuis 2009, le Réseau ACTION TI ainsi que le CEFRIO ont suggéré à quelques reprises, de manière formelle ou informelle, la mise en place d’un plan du Québec numérique. D’autres intervenants ont également été actifs et ont mené des campagnes à ce sujet. À la fin 2012, un groupe dit des « 13 étonnés » est revenu sur l’urgence de mettre en place un plan du Québec numérique.

En regard d’un plan du Québec numérique, on peut se poser les questions suivantes :

-Avons-nous un rôle important, comme professionnels des TI, pour aider à bâtir le Québec de demain ?

-Est-ce qu’ainsi on pourrait participer à préciser les paramètres d’une utilisation judicieuse et concertée des fonds publics et privés ?

-Est-ce qu’on pourrait, aussi de façon concertée, travailler à l’obtention et la rétention au Québec des talents en TI, au profit du public, du privé et de la société en général ?

 

Vous ?

Dans cette perspective, qu’est-ce qui est le plus urgent selon vous ?

Travailler à la création d’un Ordre des décideurs et gestionnaires en TI ? Se consacrer à la mise en place d’un Plan du Québec numérique ? Les deux ?

J’ai bien hâte de lire vos commentaires. Peut-être aurez-vous même d’autres propositions de stratégies que nous devrions considérer.

 


Un Réseau en mouvement

17 décembre 2012

Le Réseau ACTION TI est définitivement en mouvement, et cela me fait bien plaisir. Une association vivante et en développement est une association qui se renouvelle et qui est en mesure de bien servir ses membres et de voir à la protection de leurs intérêts. Je vous ai déjà parlé du virage que nous avons entrepris il y a quelques années, virage dont vous ne voyez qu’une partie seulement.

D’une part, notre usage de l’Internet s’améliore constamment. Nos « amis » sur nos listes d’envoi, Twitter, Facebook et compagnie ne cessent d’augmenter, grâce entre autres à vous qui reprenez nos informations, événements et prises de position, et qui en faites bénéficier votre propre communauté. Au-delà de la « mode » qui accompagnent le phénomène, le Réseau se rapproche, engage la conversation, et cela lui permet de mieux répondre à vos attentes.

Nous expérimentons également depuis quelques temps avec la «Web diffusion». J’avoue qu’ici, j’étais loin de me douter des exigences que ces deux mots représentent si nous voulons livrer une expérience à la hauteur des attentes. J’étais bien heureuse de voir l’initiative de Patrice-Guy de diffuser « live » quelques-unes des conférences de la Journée informatique du Québec, qui sont d’ailleurs accessibles aux membres du Réseau sur notre site. Nous travaillons aussi à mettre en valeur pour l’ensemble des membres du Réseau, peu importe leurs sections d’attache, le contenu de l’ensemble de nos activités. Le Réseau est dynamique à travers tout le Québec et il importe que tous puissent en bénéficier, surtout les membres en région.

Dans la perspective des services à grande valeur ajoutée, le développement de nos communautés de pratique se poursuit, de même que notre service d’accompagnement pour un repositionnement de carrières. Je remercie tous ceux qui nous font part de leur appréciation et de points d’amélioration.

Dans l’ensemble, donc, le Réseau poursuit son développement afin de devenir encore davantage votre partenaire, tout au long de votre carrière, qu’il s’agisse de mettre en valeur nos finissants des trois niveaux d’enseignement, de vous assister dans l’amélioration de vos connaissances, ou de vous aider lorsqu’il s’agit de changer de poste. Pour y arriver davantage, l’augmentation de notre membership vient nous donner une nouvelle impulsion, non seulement par le poids financier que représente chacune des cotisations de membre, mais par le poids moral qu’un membre de plus représente dans la crédibilité du Réseau comme joueur majeur en TI au Québec, et à titre de plus importante association de professionnels en TI au Québec. Parlez du Réseau à vos amis et parlez-leur de l’importance de se doter d’une association forte et représentative.

En terminant, puisqu’un changement dans ma vie professionnelle m’amène à céder la présidence du conseil général du Réseau ACTION TI, je voudrais en profiter pour remercier bien sincèrement les membres du conseil général et des conseils d’administration des sections avec qui j’ai eu le plaisir d’œuvrer au développement de l’industrie ces trois dernières années. Un grand merci aussi à notre personnel de la permanence sans qui le Réseau ne serait définitivement pas ce qu’il est. Et un gros coup de chapeau à notre président-directeur général, Patrice-Guy Martin, qui met tout son talent de communicateur et de gestionnaire au service du Réseau. Plus important encore, Patrice-Guy est un homme de vision et notre capitaine saura nous mener à bon port. Je nous souhaite à tous bon vent!


Avez-vous prévu le tsunami de l’informatique ?

9 novembre 2012

Mes deux sources principales d’actualité en technologies de l’information sont Direction informatique et Information Week – le premier pour les nouvelles québécoises et canadiennes (merci!), le deuxième pour la quantité de dossiers de fond produits. Je reçois leurs feeds tous les jours, et je suis abonnée à d’autres bulletins également.

En tant que dirigeante en TI, dois-je tout savoir ? Hum… évidemment que je dois tout savoir. Mais je n’y arrive pas. Alors, comment faire pour filtrer ce qui compte et ne pas passer toute une vie à m’informer ?

Un des sujets les plus couverts actuellement est celui des données massives (ou Big Data). Le concept de « données massives » fait référence à toutes ces données qui nous arrivent de partout : par téléphone cellulaire (messagerie texte, photos et vidéos, courriels), par Twitter, par Facebook, par capteurs ici et là, etc. Mais elles nous arrivent surtout de… nulle part – l’information à l’intérieur des organisations est encore surtout, d’abord et avant tout, structurée. Or, et malgré le fait que l’architecture en TI demeure une grande passion pour moi, je ne pense pas que les humains pensent en termes structurés. Et voilà un enjeu particulier pour nous, les spécialistes des bases de données et du code rationnellement décliné.

À quand l’approche « données massives » à l’interne ? Quand utiliserons-nous les mêmes outils que nous utilisons dans notre vie personnelle pour nous informer, pour nous informer entre collègues ? Je cite par exemple notre liste d’envoi à l’Université pour toutes les personnes en TI – nous ne l’utilisons jamais pour partager nos réflexions ou observations, retransmettre des nouvelles, commenter l’actualité, discuter de nos défis et projets, etc. Pourquoi ? Sommes-nous tout simplement gênés ?

Mais plus fondamentalement, comment voulons-nous aider nos organisations respectives à donner un sens à ces nouveaux comportements que nous voyons dans la société, à ces nouvelles exigences de service que le monde extérieur force sur nos organisations, si nous n’aidons pas nos organisations à déployer à des fins internes ces technologies ?

Je n’ai pas à tout savoir, car, Dieu merci, j’ai une équipe extraordinaire en TI et à nous tous, nous nous tenons pas mal au courant de ce qui se passe. Mais même là, on ne se parle pas beaucoup dans un monde virtuel. Il faut trouver une façon de réconcilier nos personnalités doubles. Pour les cols blancs, cela signifie que nous communiquons beaucoup au moyen des technologies avec l’externe, mais que nous communiquons peu à l’interne. Nous ne déployons pas beaucoup les nouvelles technologies à des fins internes. Il m’apparaît utopique de penser que nos organisations deviendront meilleures à communiquer avec l’externe si nous ne développons pas leur capacité à le faire naturellement à l’interne.

Et cela, c’est pour moi le défi du 21e siècle en TI. Le concept de données massives représente un défi d’un tout autre ordre pour l’architecture de nos systèmes et le développement d’applications. J’essaie d’imaginer de quoi auront l’air nos architectures en 2099 et je n’y arrive pas. Quel sera le rôle des utilisateurs dans le développement de nouvelles fonctionnalités ? Est-ce que le mot « développement » aura encore un sens ? Les applications seront « Plug and Play », c’est évident, diront certains. Alors bonne chance pour assurer la sécurité des données corporatives, la gestion des identités et la pérennité des investissements. Je ne pense pas que les Google Apps sont le modèle du futur, même si elles en feront certainement partie.

Les données massives pour moi c’est le tsunami de l’informatique, la mère de toutes les transformations de notre domaine. Voilà sans doute un bon sujet de conversation pour nos listes d’envoi internes… À vos claviers!

 


Des devoirs pour notre nouveau gouvernement

12 septembre 2012

Tout comme notre président-directeur général, je me sens inspirée ce mois-ci par la campagne électorale. Inondés que nous avons été par les sondages et les prédictions, je me demande si l’élection d’un parti ou d’un autre changera quoi que ce soit au positionnement des TI. Que nous réserve le prochain gouvernement? Honnêtement, il me semble que nous n’avons pas besoin d’une boule de cristal pour prévoir le futur.

Un porteur du développement économique en TIC

D’une part, cette élection n’a pas donné lieu à beaucoup de discussions enflammées autour de l’importance de renforcer nos PME face aux défis qui sont les leurs, certainement pas dans le secteur des PME en TIC. Je ne prévois malheureusement pas de champion qui saura s’élever pour mettre en valeur cette industrie, vanter ses mérites à l’étranger, encourager le développement de la main d’œuvre et travailler le sujet de l’immigration en technologies.

Les technologies de l’information sont un moteur stratégique de développement du Québec. De Montréal à Rimouski en passant par Saguenay, Trois-Rivières, Sherbrooke et Québec, nous avons créé au fil des vingt dernières années une industrie prospère, premier employeur à bien des égards. Pas un seul mot durant la dernière campagne.

Mon premier devoir pour le nouveau gouvernement est donc de prendre connaissance de cette industrie, de sa valeur économique, de ses retombées sur les autres industries, et de voir à développer au Ministère du Développement économique, de l’Industrie et de l’Exportation (le MDEIE) des politiques adaptées qui sauront supporter et même, développer davantage le secteur.

Un champion du développement personnel

Mon deuxième devoir est de se préoccuper de la main-d’œuvre en technologies, toutes technologies confondues. En d’autres mots, nous avons désespérément besoin de quelqu’un qui va parler sans relâche de l’importance des études avancées au CÉGEP et à l’Université dans les métiers de gestion et scientifiques. Une personne qui osera parler… eh oui… des mathématiques. Il est urgent de se pencher sur le problème des mathématiques de quatrième et cinquième secondaire, et de raccrocher nos adolescents, gars comme filles. Il faut redonner aux études toute leur gloire. À quoi bon avoir parlé des frais de scolarité pendant tant de mois si une grande proportion de nos jeunes ne veut plus étudier?

Nous avons besoin d’une personne au gouvernement qui acceptera de parcourir le Québec pour répéter inlassablement le même discours : apprendre, étudier, se développer, se surpasser. Autant pour nos jeunes, que pour ceux qui veulent réorienter leur carrière, que pour ceux qui vont choisir le Québec pour y vivre.

Un champion de l’État moderne

Mon troisième devoir sera de continuer, en fait, le travail déjà entrepris pour mieux structurer et déployer un État technologiquement avancé. Il ne s’agit pas d’adopter n’importe quelle technologie pour n’importe quelle activité. Plutôt, de nous assurer que par les technologies, les services aux citoyens sont améliorés, plus disponibles, et plus personnalisés. Tous les partis prévoient une remise en question des activités de l’État, et cela ne pourra se faire sans pénaliser la société qu’en utilisant les technologies stratégiquement. Il nous faut donc des ministres au Conseil du Trésor et au Centre de services partagés qui comprennent et se préoccupent de l’un des leviers les plus importants de leur mandat.

Un élève studieux?

Sur un gouvernement théoriquement composé de 26 ministres, je viens d’en nommer quatre qui doivent se sentir directement interpelés par les technologies de l’information et des communications. Et je n’ai pas parlé du ministre de la santé avec l’informatisation du réseau, ou du ministre des finances avec ses politiques fiscales et du travail, pour ne nommer que ceux là. Il va de soi que nous avons besoin de grands projets comme le Plan Nord pour dynamiser l’économie. Mais j’aimerais bien avoir des ministres qui aident l’économie, nos entreprises, nos travailleurs, nos étudiants, nos immigrants, à se dynamiser. À vos devoirs, cher Gouvernement.