Intimidation : où sont les professionnels en TI ?

2 janvier 2012

Le décès tragique de la jeune Marjorie Raymond en Gaspésie laisse peu de personnes indifférentes. Les médias ont cherché à raconter ce qui a bien pu arriver de si grave pour que l’adolescente en vienne à poser ce geste ; sans doute une accumulation de grands et petits événements. Je ne peux m’empêcher de penser que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans ce drame, et je me sens une certaine responsabilité en tant que professionnelle des TI.

D’une part, il est évident que ce sont souvent des professionnels en TI qui créent les outils des réseaux sociaux. Comme pour n’importe lequel outil, il y a du bon et du mauvais dans les usages qui en découlent, et comme pour tout outil, nous ne sommes pas responsables de ce que les utilisateurs en font.

Mais comme pour n’importe quel système informatique que nous déployons, nous avons la responsabilité de nous assurer que nos utilisateurs sont formés aux usages appropriés, aux bonnes façons de faire. Et c’est là où il me semble que comme professionnels, nous pouvons faire mieux. La vaste majorité des utilisateurs de Facebook, YouTube et Twitter n’ont jamais été formés à utiliser ces réseaux. Nous traitons ces réseaux souvent comme un journal de bord personnel parce que les gens qui les utilisent veulent s’exprimer. L’expression, au départ, est à sens unique, nous vers eux. Mais les réseaux sociaux n’ont rien de personnel. Non seulement sont-ils publics, mais d’autres personnes peuvent en rajouter pour venir appuyer, contredire, ou carrément transformer notre pensée. À partir du moment où notre pensée a été téléchargée, elle ne nous appartient plus.

L’écran d’un ordinateur, cet amas de vitre, de plastique et de puces électroniques, aussi froid qu’un glaçon, donne vie, prête émotion, aux mots et aux images. Non, plus rien n’est personnel sur la toile. Ça ne change rien que Marjorie ait accepté dans son cercle privé chaque personne de son compte Facebook ; elle n’a pas autorisé personne à lui faire du mal, mais certaines personnes l’ont quand même fait.

Alors qui va se charger de former les utilisateurs, jeunes et moins jeunes, envers une utilisation appropriée de l’Internet? Qui va dénoncer publiquement les mauvais usages? Loin de moi l’idée d’avoir une police de l’Internet, et puis on sait bien que les policiers n’en finissent jamais de combattre les crimes haineux comme les autres. Mais je me dis que comme citoyens, parents, amis, professeurs, collègues ou voisins, nous devons parler des réseaux sociaux, de comment ils transforment nos vies, de comment nous les utilisons.

J’ai l’impression que Marjorie était dans un cercle vicieux dont elle ne pouvait sortir qu’en quittant la vie. J’aurais souhaité que quelqu’un prenne conscience qu’elle devenait de plus en plus vulnérable. Peut-être que si nous parlons tous de la réalité, belle et moins belle, des réseaux sociaux dans nos rencontres de famille, entre amis, au bureau, peut-être que l’un de nous pourra réagir et aider une personne comme Marjorie. Parce qu’il y en aura d’autres, c’est certain.

Alors comme professionnelle des TI, je pense que j’ai un rôle à jouer dans la conscientisation des gens autour de moi. Nous sommes tous complices du départ de Marjorie par omission, par tolérance, par indifférence. Je choisis de dénoncer ces situations autour de moi… et vous ?

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires ci-dessous.

 


Si notre avenir vous intéresse

6 octobre 2011

Un des moments forts de l’histoire du Réseau ACTION TI s’est déroulé alors que je venais de joindre la FiQ. C’était vers les années 1986-87, et le débat faisait rage sur la profession des TI et sur ceux qui peuvent réclamer le droit de pratiquer en informatique. Avec toute la pénurie de professionnels que connaît le secteur des technologies de l’information et des télécommunications, on a peine à imaginer qu’il fut un temps où on pouvait se permettre de choisir qui seraient les heureux élus.

La problématique de la relève est un des enjeux auxquels s’attarde le Conseil général du Réseau ACTION TI. Qu’il s’agisse des jeunes, des professionnels d’autres secteurs qui choisissent de faire le saut vers les métiers en TIC, ou des personnes qui immigrent ici, le Réseau se préoccupe de l’adéquation de l’expertise, en nombre suffisant, par rapport aux besoins des entreprises utilisatrices et des fournisseurs. C’est dans ce contexte que dans le cadre de son exercice de planification stratégique annuel, le Conseil général a survolé les offres des autres associations dans le monde. Des États-Unis à l’Australie en passant par l’Angleterre, nous avons constaté que les associations en TI se redéfinissent autour des métiers de base et proposent à leurs membres une offre de services d’abord centrée sur le développement des compétences, allant même jusqu’à promouvoir l’obtention de certifications disponibles dans le marché ou qu’elles offrent elles-mêmes.

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De quoi sommes-nous responsables en TI ?

4 juillet 2011

ComputerWorld a publié un article fort intéressant sous la plume de Leo King Forrester: IT depts face decade of fundamental change. La thèse principale est à l’effet qu’avec l’arrivée sur le marché du travail de la jeune génération (qui débarque avec ses propres technologies et s’attend à ce qu’elles soient leur outil de travail avec les systèmes corporatifs) et le recours de plus en plus à l’impartition classique et à l’informatique nuagique, les professionnels en TI vont devoir devenir de plus en plus des entremetteurs et des facilitateurs.

Ironique, non ? Alors qu’on peut lire dans certains journaux des questionnements par rapport aux projets gérés par les TI, de moins en moins ces TI sont contrôlées par les professionnels en TI… Cela signifie sans doute que l’informatique a vraiment réussi à pénétrer les entreprises et la société en général, et que c’est une bonne chose. L’auteur King invite d’ailleurs le personnel en TI à faire attention à la tentation de dire « non » trop souvent.

J’essaie d’imaginer ce que sera l’industrie dans dix ans. Ma boule de cristal me dit que nous ferons face à des défis qu’on ne peut même pas imaginer… En 2000, nous étions pressés d’éliminer les ordinateurs centraux avec leur temps partagé. Dix ans plus tard, Google, Amazon, Microsoft et cie nous font presque saliver à l’idée de nous installer tous en communauté sur leurs serveurs centralisés.

En 2000, nous n’aurions jamais imaginé que les universités gradueraient des diplômés de maîtrise en jeu vidéo, dont certains créent des logiciels pour former les médecins à opérer à distance. En 2000, nous étions loin de loin de penser que nous ferions face à une pénurie de gens formés en technologies.

Alors dans dix ans, nous retrouverons sans doute des gens qui font des TI dans tous les recoins de l’entreprise. Les petits livres noirs tenus manuellement feront place à une pléiade de petits livres numériques tenus … localement. Quel sera notre première responsabilité dans ce contexte ? D’être les chiens de garde d’un environnement informatique interne caché derrière des coupe-feux les plus étanches possibles et où nous choisissons ce qui y pénètre ? J’en doute.

Il me semble que notre première responsabilité sera surtout d’éduquer tous nos collègues sur les bonnes pratiques, sur la façon dont on déploie ces technologies, dont on gère le changement afin de s’assurer que les objectifs soient atteints. Pour que le tout fonctionne, il faudra vraiment faire en sorte que l’expertise en TI soit de plus en plus répandue – encore faudrait-il que nous, comme « spécialistes des TI », soyons en mesure de définir cette expertise et de voir à ce qu’elle soit bien assumée. Plusieurs d’entre nous seront appelés à devenir le middleware des entreprises, pour faire une analogie. Et notre middleware sera aussi bon que les composantes qu’il relie le seront.

L’auteur King termine son article de superbe façon : IT departments also needed to be very clear, he said, on who runs which systems, and who has the responsibility. Nous ne pouvons pas assumer 100 % de la responsabilité, c’est évident, mais nous ne pouvons pas non plus nous laver les mains si nos partenaires ne sont pas encore tout à fait assez connaissant des TI, de leur capacité à faire partie de l’informatique corporative, ou encore des enjeux reliés aux TI. Nous avons clairement une responsabilité pour nous assurer que nos organisations sont vraiment aptes à utiliser les TI.

Et oui, même en 2011.


Si j’avais 900 millions de dollars

3 mai 2011

 

Dans son récent discours du budget, le ministre des Finances Raymond Bachand annonce que le gouvernement du Québec entend consacrer 900 millions de dollars sur dix ans pour créer un Québec numérique. Vous feriez quoi, vous, si vous aviez 900 millions de dollars à investir ?

Le Réseau Action TI a analysé et commenté les propositions relatives aux TI dans ce budget (voir notre communiqué), mais j’y vais ici de mes souhaits personnels. Si j’avais 900 M$ à investir, je voudrais que cela ait un impact réel. Mais à quel niveau ?

D’une part, 900 M$, c’est beaucoup d’argent, ou peu. C’est un peu plus de 100 $ par habitant du Québec ; inutile de chercher ici les effets de levier. Alors si on n’investit pas au niveau individuel, il faudra investir au niveau des groupes. Facile : informatisation des entreprises, des ministères et organismes, informatisation des réseaux de la santé et de l’éducation, informatisation des régions. Oui, mais, quelles entreprises ? Quel mandat ministériel est plus important qu’un autre ? Quand on pense aux grands dossiers d’informatisation de plus de 100 M$ de dollars, on voit encore ici que c’est vite dépensé, 900 M$.

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2011: l’année des bonnes résolutions

1 février 2011

Bon, ça y est, je me lance… L’année 2011 promet d’être une année où notre industrie fera souvent l’actualité. En temps normal, ce serait une bonne chose. Mais force est de constater que la presse préfère parler des projets difficiles en TI que de tous nos succès. C’est que pour notre industrie, le verre a souvent tendance dans les nouvelles à être à moitié vide, plutôt qu’à moitié plein.

À preuve – le projet de loi 133 sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics, déposé par la ministre Courchesne le 8 décembre dernier. Pour certains, ce projet de loi vient confirmer que les projets en informatique au gouvernement du Québec sont tous hors contrôle. Mais il faut bien peu connaître le gouvernement pour formuler une telle affirmation. Après avoir passé les quinze dernières années à militer pour l’adoption des meilleures pratiques, j’avoue qu’il m’arrive même d’être agacée par ces jugements sommaires. Si Bombardier adopte les meilleures pratiques de production, faut-il en conclure que ses pratiques actuelles sont déplorables ? Pas du tout, et il en va de même en TI.

Je vous invite à prendre connaissance du projet de loi à l’adresse http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/ projets-loi/projet-loi-133-39-1.html. En résumé, le projet de loi milite pour l’adoption d’une meilleure gouvernance des TI. Cinq composantes sont envisagées afin de permettre au département des TI de bien gérer ses projets :

  • une planification triennale des projets et des activités en matière de ressources informationnelles de chaque organisme public ;
  • une programmation de l’utilisation des sommes qu’il prévoit consacrer en cette matière pendant son exercice financier ;
  • le suivi d’un projet ;
  • un bilan pour chaque projet ou, selon le cas, chaque phase d’un projet ayant fait l’objet d’une autorisation ;
  • un bilan annuel de ses réalisations et des bénéfices réalisés.

Plusieurs organisations ont déjà mis en place ces meilleures pratiques, et pour les autres, leur processus de planification des projets en TI gagnera à être formalisé tel que le recommande le Gouvernement. Quand on est un gouvernement, ou une multinationale, on a intérêt à ce que l’information remonte de façon standardisée; c’est entre autres ce que vise à faire le projet de loi 133. Pour nous tous, cependant, le projet de loi nous fournit une opportunité de comparer nos pratiques avec celles recommandées.

Il va de soi que nous avons tous connu dans notre carrière des projets qui ont éprouvé des difficultés et qui dans certains cas, ont eu des conséquences néfastes pour leurs entreprises. Mais des succès, nous en connaissons aussi chaque jour en TI. Le 28 mai prochain, nous aurons l’occasion de célébrer les meilleurs d’entre nous lors du Gala des OCTAS qui se tiendra cette année au Palais des congrès de Montréal. Je vous invite fortement à solliciter vos collègues afin que votre organisation dépose sa candidature dans l’une des 18 catégories. Affirmez haut et fort vos bons coups et vos meilleures pratiques !


Éloquence et excellence au rendez-vous

24 novembre 2010

C’est avec un immense plaisir que j’ai participé au diner de la Tribune des CIO de la section de Montréal ce midi.  Le conférencier invité était M. Benoit Durand, CIO à la Société des alcools du Québec http://www.actionti.com/Montréal/evenements/id/269/eventShowSection/11 .  M. Durand nous a fait découvrir une facette de la SAQ que nous oublions souvent lorsque vient le temps de faire nos emplettes: il n’y a pas grand chose qui survient à la SAQ qui ne soit pas directement supporté par les TI.  De l’approvisionnement jusqu’aux nouvelles caisses enregistreuses, en passant par la nouvelle application pour téléphone intelligent, la SAQ innove et le plus beau, c’est que la part de ses coûts d’exploitation est sans cesse en diminution.   Beaucoup de chemin a été parcouru depuis les premiers essais d’implantation de JD Edwards et je peux imaginer les longues soirées de travail et les nombreuses pizzas ou cuisses de poulet, sans parler des longues discussions en comité de direction pour se réinventer et pousser plus loin la notion de « services à la clientèle » dans une société d’état.  Merci à M. Durand de nous avoir fait découvrir une autre belle facette de notre SAQ, et salutations à son équipe !  Et bravo à toute l’équipe de la Tribune des CIO !


Merci à tous nos faiseurs d’histoire

25 octobre 2010

Quelqu’un a dit qu’une société sans histoire n’existe pas. Alors je suis heureuse de rapporter à l’industrie informatique que nous existons officiellement depuis le 10 septembre 2010, alors que le iMusée a été inauguré devant plusieurs dignitaires politiques, bénévoles et représentants de l’industrie.

Situé physiquement près du Parc Olympique à Montréal, vous pouvez trouver le site du iMusée au www.imusee.org, J’ai beaucoup aimé la « proximité » de ce musée, en ce sens que, contrairement aux autres musées où on a presque besoin d’une paire de jumelles pour bien voir les objets exposés, le iMusée nous amène en contact direct avec les cartes perforées, les bons vieux « portables » (comme l’IBM 5100 avec ses quelques kilos…), le TRS 80 ou l’Apple II de mes premières années en informatique, le tout sans oublier la salle dédiée aux jeux vidéo, incluant notre ami Pacman.

Avec ses affiches qui décrivent l’histoire et en présentent les artisans, on peut facilement y passer une bonne heure à faire le tour et à explorer. Une salle multimédia nous présente un diaporama résumant les grandes étapes de notre histoire au moyen de films et de photos. D’ailleurs, le iMusée a un projet de recherche en démarrage qui permettra d’accumuler les récits de vie des pionniers en TI du Québec. Avis à nos retraités en particulier qui accepteraient de partager leurs souvenirs pour le plus grand bénéfice de tous.

Mais il n’y a pas que les souvenirs qu’il faut partager. Profitez-en pour vous débarrasser de vos équipements démodés : ils seront exposés et utilisés, entre autres, par des jeunes de la relève afin de leur permettre d’acquérir un peu de profondeur sur leur connaissance de l’industrie. La liste des équipements les plus recherchés est disponible sur le site du iMusée dans la section « Wish list ». Les bénévoles seront aussi les bienvenus, pour aider à documenter l’histoire des TI au Québec ou bien pour réparer, justement, ces vieux appareils. Et puis, n’hésitez pas non plus à appuyer financièrement cette belle initiative par des dons ou commandites, par l’achat d’espace publicitaire ou, ce que j’ai fait en fin de semaine, par l’achat de briques sur leur mur !

Mais ce qui m’a le plus séduite c’est de loin comment notre musée est né. L’iMusée est issu du Pavillon d’éducation communautaire (le PEC) Hochelaga-Maisonneuve, un incubateur d’initiatives sociales, communautaires et culturelles. Le PEC est une entreprise sociale, gérée par un organisme communautaire, dont les bénéfices sont réinvestis dans la communauté. C’est justement à l’initiative de l’un des habitants du quartier, Marc-André Léger, que le projet est né. À force de soirées et de week-end, Marc-André a ressuscité notre passé avec la collaboration extraordinaire de Louise Montgrain, directrice générale du PEC, et celle de Philippe Nieuwbourg, directeur du Musée informatique de Paris.

Qualifié d’archéologue de l’« ordinosaure » par Isabelle Paré du Devoir, j’ai connu Marc-André lorsqu’il m’a contactée il y a quelques mois. Enseignant à l’Université de Sherbrooke à Longueuil, de fut facile pour moi de le « découvrir ». En cette année où nous allons célébrer nos 25 ans, je vous invite à me contacter sur mon blogue au Réseau pour me parler de votre grande et de votre petite histoire. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Nous travaillons chaque jour pour livrer nos projets, conseillers nos utilisateurs et nos clients, ou pour fabriquer nos logiciels et concevoir nos équipements. Notre chemin ne s’arrêtera certainement pas ici, mais profitons-en pour marquer une courte pause et réfléchir sur tout le chemin parcouru. Bravo, et merci !


Le leadership en TI au Québec a un nom : le RÉSEAU ACTION TI

7 octobre 2010

(Note au lecteur: ce billet constitue le rapport du Président du conseil pour l’année financière 2009-2010, publié dans le rapport annuel du Réseau ACTION TI et présenté lors de l’assemblée générale du 13 septembre 2010)

En matière de TI au Québec, l’année 2009-2010 a continué d’être marquée par les actions du Réseau ACTION TI, l’association des décideurs et influenceurs en TI. Que ce soit en matière d’OPINION, de SAVOIR, de MOBILISATION ou de VALORISATION.

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Stratégie sur l’économie numérique : votre opinion et vos priorités

14 juillet 2010

Conscient de l’importance du contenu et des technologies numérique sur la productivité, la compétitivité, le renforcement de l’économie et par conséquent sur le niveau de vie, le gouvernement du Canada s’est engagé dans le discours du Trône et son budget 2010 à élaborer une stratégie nationale sur l’économie numérique. Cette stratégie vise à ce que le Canada regagne sa place de chef de file à ce chapitre.

Le gouvernement du Canada est au stade de connaître votre opinion et vos priorités et a initié un processus de consultation visant à obtenir des mémoires ou de la participation à des forums interactifs à l’adresse suivante http://de-en.gc.ca/fr/home/ qui s’est conclu le 13 juillet 2010.

Le Réseau ACTION TI, l’association des décideurs et des influenceurs en TI au Québec, a soumis un mémoire pour faire valoir votre opinion auprès des autorités compétentes. Ce mémoire est fondé sur les résultats d’un sondage que plusieurs d’entre vous ont complété au cours du mois de juin.

Ce sondage très court comportait des questions portant sur votre opinion et vos priorités aux chapitres suivants :

A) Innovation

B) Le contenu numérique

C) Les talents

D) Infrastructure de réseau

À noter que la couverture de nos questions était en fonction de la mission du Réseau. Il est évident que certains choix de réponses à des questions de ce sondage font référence à des champs de compétence qui sont de juridiction fédérale et d’autres de juridiction provinciale.

Aux fins de ce sondage, nous recueillons votre opinion et vos priorités dans une perspective d’ensemble, donc sans tenir compte des champs de compétence.

Naturellement nous comptons faire un exercice similaire et même plus, dans l’éventualité où un chantier visant à définir la Stratégie de l’économie numérique du Québec sera mis de l’avant.

Nous vous remercions sincèrement de votre participation en tant que décideur et influenceur en TI au Québec. Si vous n’avez pas eu la chance de participer à cette consultation, n’hésitez pas à communiquer avec nous en tout temps pour nous faire part de vos commentaires et opinions sur des sujets d’actualité et stratégiques comme celui-ci.

Comme vous pouvez le constater, le virage du Réseau ACTION TI est concret. Votre association en est une d’Action au niveau des Opinions, du partage de Savoir, de la Valorisation et de la Mobilisation de l’industrie des TI et de la profession en TI, avec une vision d’avenir pour le Québec.

 


La profession en TI… l’avenir du Québec lucide et solidaire!

16 avril 2010

Comme vous le savez, le Réseau ACTION TI a décrété que 2010 était « l’année de la valorisation de la profession en TI ». Afin de connaître l’opinion des personnes œuvrant en TI sur les enjeux de cette valorisation, nous avons mené un sondage sur Internet qui s’est déroulé du 22 décembre 2009 au 22 janvier 2010, auquel 351 personnes ont participé.

Les résultats obtenus vont déterminer les actions que nous allons prendre à ce sujet, de même que les plateformes que nous mettrons en place en 2010 et au cours des prochaines années. Voici les principaux résultats :

Pour 98 % des répondants, la profession en TI est importante pour l’avenir économique du Québec.

Et ils ont bien raison car, selon le Conference Board, chaque emploi en TI rapporte 120 000 $ en valeur économique.

Au Québec, 190 000 personnes travaillent en TI, ce qui représente donc un apport annuel de près de 23 milliards. Imaginez les impôts et les taxes générés…

Selon 70 % des répondants, la profession en TI n’est pas reconnue publiquement par les gouvernements, le secteur privé, les médias… bref, par la société québécoise.

Une des conséquences de cette absence de reconnaissance publique est que la relève en TI se fait rare, car les jeunes désertent les carrières avec des profils technologiques.

Selon TECHNOCompétences, la croissance de l’emploi dans l’économie québécoise en général sera de 0,7 % par année d’ici 2018. Or, en TI, cette croissance sera du double, soit 1,5 %, toujours par année ! Si l’on se fie à Jobboom, on pourrait évaluer à environ 5 000 postes par année pour les cinq prochaines années le nombre de postes qui ne seront pas comblés. À 120 000 $ par poste non comblé, c’est un manque à gagner cumulé pour le Québec de plus de 10 milliards sur cinq ans !

Il s’agit là de répercussions économiques désavantageuses sur les organisations du Québec lucide, et par conséquent sur les finances du Québec solidaire, donc sur notre capacité à payer pour la santé et l’éducation.

Nous avons alors posé comme question dans le sondage : comment attirer des talents en TI ?

91 % des répondants estiment que la valorisation de la profession en TI aiderait à attirer des talents en TI.

Les meilleurs moyens identifiés par les répondants pour valoriser la profession en TI au Québec ont été :

- Pour 77 % d’entre eux, la reconnaissance officielle du Gouvernement du Québec de la profession en TI ;

- Pour 70 %, l’organisation d’importantes campagnes de publicité dans les médias, comme le font d’autres professions qui en ont les moyens. Voici quelques idées qu’on nous a suggérées :

  • Faire rêver les jeunes. Quelques exemples : Êtes-vous le prochain créateur d’un Facebook, d’un Twitter ou bien d’applications d’entreprises qui vont « rouler » sur votre cellulaire, sur tout ce qui est mobile comme le iPad notamment ?
  • Développer une série de télévision présentant les experts en TI sous un angle différent que celui de nerds ou de cracks ;
  • Avoir recours à des porte-parole crédibles.
  • - Bien des répondants nous proposent d’organiser des visites dans les institutions scolaires (notamment dans les classes de 3e, 4e et 5e secondaire), dans la région de Montréal – comme le fait déjà l’ADRIQ – mais aussi partout au Québec. Ces visites viseraient à mieux expliquer ce que sont les carrières en TI, à démontrer des réalisations importantes en TI ou à souligner l’aspect TI de projets qui sont largement connus.

    - Pour 43 % des répondants, être membre du Réseau ACTION TI, ce qui lui donne certains moyens pour valoriser la profession auprès des instances.

    Qu’attend-on pour aider le Québec lucide et solidaire ?

    Voici ce que l’on fait déjà au Réseau ACTION TI pour valoriser la profession en TI :

    - Le Concours des OCTAS, organisé chaque année depuis 1987 ;

    - La Personnalité du mois en TI au Québec (PMTIQ), choisie par un comité de représentants d’associations et d’organismes en TI ;

    - Les certifications EATI (Expert agréé en technologies de l’information) et PATI (Professionnel agréé en Technologie de l’information) ;

    - Un projet de code d’éthique, qui deviendra une référence sur l’approche et l’attitude professionnelle que les gens de métier en TI s’engagent à mettre de l’avant.

    Au conseil général du Réseau ACTION TI, nous sommes en processus de planification stratégique pour préparer nos actions, tout en tenant compte de nos moyens financiers limités. Parmi ces actions, nous allons évidemment contacter l’industrie des TI et les gouvernements pour les inciter à faire aussi leur part. Vos suggestions sont les bienvenues.

    CARACTÉRISTIQUES DES RÉPONDANTS

  • 351 personnes ont complété le sondage entre le 22 décembre 2009 et le 22 janvier 2010.
  • 36 % provenaient de la grande région de Québec, 31% de la région de Montréal et 9 % de la Montérégie.
  • 60 % venaient d’organisations de 100 employés et plus.
  • 56 % travaillaient dans une organisation comptant plus de 50 personnes en TI.
  • 56 % avaient un poste de cadre et/ou de direction.
  • 92 % comptaient six ans d’expérience en TI et plus.
  • 67 % avaient un baccalauréat et plus, alors que 33 % détenaient un DEC ou un AEC.
  • 25 % femmes et 75 % hommes.
  • 52% étaient membres du Réseau ACTION TI.