La profession en TI… l’avenir du Québec lucide et solidaire!

16 avril 2010

Comme vous le savez, le Réseau ACTION TI a décrété que 2010 était « l’année de la valorisation de la profession en TI ». Afin de connaître l’opinion des personnes œuvrant en TI sur les enjeux de cette valorisation, nous avons mené un sondage sur Internet qui s’est déroulé du 22 décembre 2009 au 22 janvier 2010, auquel 351 personnes ont participé.

Les résultats obtenus vont déterminer les actions que nous allons prendre à ce sujet, de même que les plateformes que nous mettrons en place en 2010 et au cours des prochaines années. Voici les principaux résultats :

Pour 98 % des répondants, la profession en TI est importante pour l’avenir économique du Québec.

Et ils ont bien raison car, selon le Conference Board, chaque emploi en TI rapporte 120 000 $ en valeur économique.

Au Québec, 190 000 personnes travaillent en TI, ce qui représente donc un apport annuel de près de 23 milliards. Imaginez les impôts et les taxes générés…

Selon 70 % des répondants, la profession en TI n’est pas reconnue publiquement par les gouvernements, le secteur privé, les médias… bref, par la société québécoise.

Une des conséquences de cette absence de reconnaissance publique est que la relève en TI se fait rare, car les jeunes désertent les carrières avec des profils technologiques.

Selon TECHNOCompétences, la croissance de l’emploi dans l’économie québécoise en général sera de 0,7 % par année d’ici 2018. Or, en TI, cette croissance sera du double, soit 1,5 %, toujours par année ! Si l’on se fie à Jobboom, on pourrait évaluer à environ 5 000 postes par année pour les cinq prochaines années le nombre de postes qui ne seront pas comblés. À 120 000 $ par poste non comblé, c’est un manque à gagner cumulé pour le Québec de plus de 10 milliards sur cinq ans !

Il s’agit là de répercussions économiques désavantageuses sur les organisations du Québec lucide, et par conséquent sur les finances du Québec solidaire, donc sur notre capacité à payer pour la santé et l’éducation.

Nous avons alors posé comme question dans le sondage : comment attirer des talents en TI ?

91 % des répondants estiment que la valorisation de la profession en TI aiderait à attirer des talents en TI.

Les meilleurs moyens identifiés par les répondants pour valoriser la profession en TI au Québec ont été :

- Pour 77 % d’entre eux, la reconnaissance officielle du Gouvernement du Québec de la profession en TI ;

- Pour 70 %, l’organisation d’importantes campagnes de publicité dans les médias, comme le font d’autres professions qui en ont les moyens. Voici quelques idées qu’on nous a suggérées :

  • Faire rêver les jeunes. Quelques exemples : Êtes-vous le prochain créateur d’un Facebook, d’un Twitter ou bien d’applications d’entreprises qui vont « rouler » sur votre cellulaire, sur tout ce qui est mobile comme le iPad notamment ?
  • Développer une série de télévision présentant les experts en TI sous un angle différent que celui de nerds ou de cracks ;
  • Avoir recours à des porte-parole crédibles.
  • - Bien des répondants nous proposent d’organiser des visites dans les institutions scolaires (notamment dans les classes de 3e, 4e et 5e secondaire), dans la région de Montréal – comme le fait déjà l’ADRIQ – mais aussi partout au Québec. Ces visites viseraient à mieux expliquer ce que sont les carrières en TI, à démontrer des réalisations importantes en TI ou à souligner l’aspect TI de projets qui sont largement connus.

    - Pour 43 % des répondants, être membre du Réseau ACTION TI, ce qui lui donne certains moyens pour valoriser la profession auprès des instances.

    Qu’attend-on pour aider le Québec lucide et solidaire ?

    Voici ce que l’on fait déjà au Réseau ACTION TI pour valoriser la profession en TI :

    - Le Concours des OCTAS, organisé chaque année depuis 1987 ;

    - La Personnalité du mois en TI au Québec (PMTIQ), choisie par un comité de représentants d’associations et d’organismes en TI ;

    - Les certifications EATI (Expert agréé en technologies de l’information) et PATI (Professionnel agréé en Technologie de l’information) ;

    - Un projet de code d’éthique, qui deviendra une référence sur l’approche et l’attitude professionnelle que les gens de métier en TI s’engagent à mettre de l’avant.

    Au conseil général du Réseau ACTION TI, nous sommes en processus de planification stratégique pour préparer nos actions, tout en tenant compte de nos moyens financiers limités. Parmi ces actions, nous allons évidemment contacter l’industrie des TI et les gouvernements pour les inciter à faire aussi leur part. Vos suggestions sont les bienvenues.

    CARACTÉRISTIQUES DES RÉPONDANTS

  • 351 personnes ont complété le sondage entre le 22 décembre 2009 et le 22 janvier 2010.
  • 36 % provenaient de la grande région de Québec, 31% de la région de Montréal et 9 % de la Montérégie.
  • 60 % venaient d’organisations de 100 employés et plus.
  • 56 % travaillaient dans une organisation comptant plus de 50 personnes en TI.
  • 56 % avaient un poste de cadre et/ou de direction.
  • 92 % comptaient six ans d’expérience en TI et plus.
  • 67 % avaient un baccalauréat et plus, alors que 33 % détenaient un DEC ou un AEC.
  • 25 % femmes et 75 % hommes.
  • 52% étaient membres du Réseau ACTION TI.