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Le nuage: Ultime moyen pour mesurer la valeur des TI?
Avec l'avènement des formes publique et hybride du nuage, les organisations intègrent la location de services au détriment de l'acquisition ou du développement de solutions. De ce fait, elles souscrivent de plus en plus fréquemment aux services que les nombreux fournisseurs externes leur proposent plutôt que d'installer et maintenir à l'interne de lourdes et couteuses solutions. Ce faisant, elles changent la façon d'appréhender les technologies de l'information (TI) sur plusieurs aspects. Tout le monde s'entend pour déclarer que l'apport de tels services n'est pas technologique. Les services de nature infonuagique permettent avant tout l'externalisation dans le but d'apporter une plus grande flexibilité dans la gestion de la technologie. L'externalisation est pourtant monnaie courante. Les organisations, petites et grandes, qui ne disposent pas des compétences à l'interne ont depuis longtemps compris l'intérêt de l'externalisation. Il n'y a qu'à penser aux boites de courriel hébergées sur Internet depuis l'aube des temps. Il est aussi courant de préférer acheter une solution comptable plutôt que de la développer à l'interne. Ici, le coût de développement n'est pas le seul désagrément car encore faut-il être capable d'intégrer les nouvelles règles comptables par la suite. Il en est de même pour certains services tels que la paie qui, bien qu'elle manipule des données sensibles et de nature personnelle est devenue une commodité au fil des ans. Pourquoi le nuage suscite-t-il donc autant de débats? Probablement parce dans certaines de ses mises en œuvre, il touche de façon massive au cœur même des technologies: l'infrastructure. La fin d'une chasse gardée. Face à l'infonuagique, les gens d'affaires vont identifier les nouvelles opportunités qui s'offrent à eux, entrevoir les nouvelles formes d'organisations et de travail, apprécier la facilité d'accès et la rapidité de mise en œuvre de nouvelles fonctionnalités parfois jusqu'à présent réservées aux grandes entreprises. À cela, il faut ajouter un sentiment de liberté acquis au détriment d'un département TI qui ne partage pas toujours un tel niveau d'optimisme. Condamnés à évoluer. Paradoxalement, de nombreux départements TI continuent d'agiter des épouvantails plutôt que de soutenir l'innovation et la création de valeur en aidant les gestionnaires à assumer leurs responsabilités en évaluant les risques encourus en regard des opportunités susceptibles d'être manquées. Il ne sert à rien de se voiler la face. En s'abonnant, les gens d'affaires trouvent avant tout une réponse à leurs besoins et se libèrent de la technologie qu'ils n'ont plus, à ses yeux, l'obligation de consommer. Pour survivre, le département TI va rapidement devoir opter pour le mode accompagnement de ses gestionnaires. Et cela d'autant que ces derniers disposent des ressources et de l'expertise pour assurer seuls le suivi de leurs engagements contractuels avec leurs fournisseurs. Ultimement, les gens d'affaires vont dorénavant pouvoir clairement mesurer la création de valeur produite en regard aux coûts des services auxquels ils auront souscrit. Christophe REVERD, Président Auditia cReverd@Auditia.ca |
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