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Échouer pour réussir : vous n’êtes plus seul

mercredi 10 avril 2019

Par Julien Baudry

Pour les plus vieux d’entre nous, la vue d’un écran bleu était à la fois une source d’intense de stress et le signal qu’il fallait redémarrer. Si les systèmes d’exploitation sont aujourd’hui plus habiles dans la communication de situations semblables, il faut reconnaître que quiconque travaille en technologie, en particulier dans les domaines de pointe, connaîtra l’échec. Loin d’être un simple indicateur du professionnalisme des experts qui y contribuent, les résultats d’un projet de TI peuvent aussi bien être liés à des facteurs externes qu’internes, à la gouvernance ou encore à une petite erreur humaine aux grandes conséquences. Alors que l’analytique se propose de transformer les organisations, éviter l’échec, petit ou grand, demeure un défi de taille.

Les CIO et l’ensemble de l’équipe TI d’une organisation occupent une position de choix au sein de bien des organisations pour régler des problèmes et accélérer la performance de nombreuses unités d’affaires. Qu’il s’agisse d’augmenter la vitesse de livraison d’un projet ou de relever la taille d’une unité d’affaires par une nouvelle analyse, les interventions sont nombreuses et très souvent centrales dans le succès de l’organisation. Au cœur de la transformation numérique, dans un contexte où les décisions sont nombreuses et doivent être prises rapidement, la pression est forte sur les professionnels du BI pour livrer la marchandise.

De l’architecture à la gestion du changement, du code aux logiciels en cause, du recours à l’expertise externe à l’adhésion de la direction, les facteurs de succès (et d’échec !) des grands projets BI sont nombreux, interdépendants et volatils. Alors que plusieurs dans l’organisation croient, à tort, qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour tout régler, la réalité est bien différente. Il importe donc de gérer les attentes de chacun, ce qui n’élimine évidemment l’immense pression de réussir !

Et au-delà du défi technique, il y a plus. Quand on a démontré la valeur d’un POC (Proof of Concept), encore faut-il déployer la solution et prendre les moyens pour que l’organisation en tire le maximum de valeur. Viennent alors les étapes cruciales du déploiement dans l’organisation, de l’acceptation par les usagers, de l’intégration de la solution aux opérations courantes et de la mesure du succès. Et on recommence. Encore et encore.

En somme, parler de technologies, notamment l’implantation de nouveaux outils analytiques, c’est bien entendu parler de gestion de changement, mais c’est aussi parler de chose bien réelle…comme les gens et leurs habitudes de travail. Dans ce contexte, pas surprenant de croiser sur notre chemin de nombreux échec… desquels il faut apprendre. C’est aussi pour cela que Datavore vous permet d’apprendre à travers l’expérience de collègues issus de l’industrie.

 

29%

Depuis 1994, le Standish Group publie le Chaos Report un document annuel sur l’industrie du logiciel. Bien que les résultats varient d’une année à l’autre, l’aiguille du taux de succès lié à l’implantation d’un projet logiciel demeure sensiblement 29%. Cela ne signifie pas 71% des projets sont des échecs retentissants, mais tout simplement qu’un peu moins d’un projet sur trois livres entièrement ses promesses et respecte toutes ses contraintes. Sans surprise cette « performance » est plus grande dans les petits projets alors qu’ils ont une probabilité de succès plus grand.

Alors que l’échec s’est démocratisé, les langues se sont déliées et de nombreux entrepreneurs, consultants et professionnels de l’analytique s’ouvrent désormais sur les raisons qui ont fait en sorte qu’un projet n’a pas atteint ses objectifs ou qu’un autre a su affronter ses démons. À l’occasion de l’édition 2019 de Datavore, le panel mis sur place par le comité organisateur se propose d’explorer, notamment, les raisons de l’échec et du succès. C’est donc l’occasion de tirer des leçons et de profiter des expériences des professionnels issus de GSOFT, d’Hydro-Québec, de la Banque Nationale du Canada ainsi que d’AgileDSS, pour que votre projet soit un succès.