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L’apprentissage par le numérique

Lundi 8 juillet 2019

À la suite du succès de la Grande soirée des OCTAS qui s’est tenue le 5 juin dernier, nous nous sommes entretenus avec certains finalistes et lauréats afin de connaître non seulement leur vision, leurs défis et leurs objectifs, mais également la signification d’une nomination aux OCTAS. Ceux-ci ont tous un point en commun : ils ont élaboré des projets qui favorisent l’apprentissage par le numérique.

Du nombre, on compte l’École en réseau, une organisation pédago-numérique axée sur les apprentissages collaboratifs et les expériences innovantes, l’équipe du Musée de la civilisation ayant développé le projet MLab Creaform, ainsi que l’équipe responsable du projet DataFranca, le grand Lexique français de l’intelligence artificielle.

Voici donc ce que ces acteurs du domaine technologique québécois avaient à dire sur le processus de mise en place de leurs projets, ainsi que sur l’importance de récompenser les pratiques innovantes au Québec.

 

Réseau ACTION TI : L’École en réseau constitue un projet novateur qui vient répondre à un besoin criant au Québec. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

École en réseau : Nous croyons qu’il est primordial d’enrichir l’environnement numérique des établissements scolaires et des élèves des quatre coins de la province. Nous avons donc décidé de soutenir et d’accompagner les différents acteurs du réseau scolaire dans le développement des compétences numériques en utilisant une approche socioconstructiviste. Ceci, tout en participant à la mise en commun des pratiques innovantes pour l’amélioration des apprentissages avec l’usage du numérique.

 

Réseau ACTION TI : Pour ce faire, vous avez donc fait appel à plus de 20 classes de différentes régions du Québec.

École en réseau : Cela a d’ailleurs représenté un certain défi : synchroniser toutes les classes qui participaient aux activités de Mémoire de la terre et accéder aux ressources du Parc Miguasha n’ont pas été des tâches faciles. Cette nomination à la Grande soirée des OCTAS représente donc beaucoup pour nous, puisque nous croyons qu’il est très important de reconnaître les pratiques innovantes de chez nous afin de les faire rayonner ici et ailleurs.

 

De son côté, l’équipe à l’origine de DataFranca a planché sur un projet somme toute niché, mais qui répondait tout de même à un grand besoin dans la société.

 

Réseau ACTION TI : Quel a été l’élément déclencheur de votre projet, celui qui vous a poussé à vouloir démocratiser le vocabulaire de l’intelligence artificielle ?

DataFranca : D’entrée de jeu, il faut savoir que le premier projet DataFranca était de développer des agents de traduction en temps réel dans les domaines scientifiques de pointe. Nous avons toutefois constaté qu’il n’existait tout simplement pas de vocabulaire français de l’IA adéquat pour constituer un dictionnaire d’entrée dans un modèle d’apprentissage fonctionnel. Pas étonnant qu’à Montréal, « capitale mondiale de l’intelligence artificielle », il ne se donne pratiquement pas de cours universitaires d’IA avancée en français…

 

Réseau ACTION TI : Vous avez donc choisi de remédier à cette situation.

DataFranca : Après avoir remarqué que la situation était similaire chez nos cousins français, nous avons réorienté notre mission vers un projet moins lucratif, certes, mais beaucoup plus structurant : la création d’un vocabulaire français exhaustif de l’IA à l’intention des francophones du Canada, mais aussi de la Francophonie mondiale. C’est pourquoi le terme « ingéniosité » décrit à merveille notre projet, qui, nous le souhaitons, aura une portée internationale et suscitera l’intérêt de collaborateurs crédibles dans l’ensemble des pays de la Francophonie.

 

Voilà un défi que plusieurs pourraient considérer comme ambitieux. À l’instar des créateurs du Grand lexique, les employés du Musée de la civilisation ayant participé à l’élaboration du MLab Creaform n’ont reculé devant rien.

 

Réseau ACTION TI : La création du MLab Creaform, un espace dédié à la création et à l’expérimentation numérique, a certainement constitué un défi stimulant pour l’équipe responsable du projet.

Musée de la civilisation : Nos plus grands défis ont été d’expliquer notre vision de ce projet, qui est relativement atypique pour un musée, et d’imaginer son fonctionnement afin de faire évoluer nos pratiques. Par contre, le Musée de la civilisation souhaitait innover en explorant de nouvelles manières d’imaginer la muséologie, tout en contribuant à la sensibilisation et au développement de compétences numériques. Ce projet s’inscrit dans notre vision globale : susciter la rencontre de soi et de l’autre, et proposer une expérience mémorable, émouvante, qui incite à agir.

 

Réseau ACTION TI : Vous devez donc être particulièrement fiers d’avoir été parmi les finalistes dans la catégorie Technopolys ?

Musée de la civilisation : Être finaliste aux OCTAS souligne l’excellence et l’engagement de nos équipes dans la création d’une expérience muséale numérique innovante, avant-gardiste et unique au monde. Cela envoie également le message que les musées, la culture et la participation citoyenne se conjuguent positivement avec numérique ! Nous croyons également qu’il est important de récompenser les projets innovants et créatifs, puisque cela permet d’encourager l’innovation, tout en inspirant d’autres organisations ou entreprises à mettre sur pied des initiatives novatrices, contribuant ainsi au développement de la société québécoise.

 

Pour en savoir plus sur les finalistes et les gagnants récompensés lors de l’édition 2019 des OCTAS, cliquez ici.